Archives du mot-clé The Cool Kids LP

The Cool Kids « Special Edition Grand Master Deluxe » @@@@


En 2008, une connexion Detroit-Chicago a fait grand bruit dans le petit monde du rap indépendant avec The Bake Sale EP, le nom de ce duo dynamique : The Cool Kids. Leurs égotrips aux flows lents et leurs productions minimalistes revisitant des sonorités hip-hop old school en haute-définition ont fait sensation. Avec d’autres mixtapes en chemin, leur musique rap ultra-novatrice et hyper tendance ont amené leur hype au max. Bref, leur hipster-hop (comme on appelait ça) était le nec-plus-ultra.

Mais tout juste passé le fameux When Fish Rides Bicycles, leur premier album attendu de longue date (et c’est un doux euphémisme), les deux compères ne faisaient plus la paire. Une séparation douloureuse que j’ai vécu comme un terrible drame, exactement comme le porce ultra-violent des membres du Dogg Pound au début des années 2000. Mais comme Kurupt et Daz, Chuck Inglish et Sir Michael Rocks se sont rabibochés l’an dernier après avoir asséné des années qu’il ne serait jamais question d’une réunion. Ne jamais dire « jamais », c’est reparti pour un tour avec un second album au titre qui en jette, Special Edition Grand Master Deluxe. Et ça, c’est méga top.

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The Cool Kids « When Fish Ride Bicycles » @@@½


Le labeur des Cool Kids se concrétise enfin par un album annoncé depuis la mi-2008, When Fish Ride Bicycles. Un mini-événement en soi dans la sphère hip-hop indé catégorie ‘hipsters’. Place à la nouvelle génération de b-boys !

Commençons d’abord par faire connaissance avec ces Cool Kids : Chuck Inglish, beatmaker/rappeur, et Mikey Rocks a/k/a Sir Michael Rocks, MC. Chacun d’eux proviennent respectivement des suburbs de Chicago et Detroit, deux villes du Midwest américain les plus dynamiques sur la scène hip-hop américaine.

Ensuite continuons par comprendre ce que l’on entend par le mouvement ‘hipsters’. Visuellement ces rappeurs sont reconnaissables par leur code vestimentaire un poil ‘bobo’ comme on dirait chez nous : épaisses montures de lunettes, style skater ou jeans slims pour certains, couleurs flashys et fringues vintages recyclées des années 80 et 90, décennies durant lesquelles ont grandi cette génération de nerds (ou geeks si vous préférez) nourris au hip-hop boom-bap et mainstream du début des années 2000. Musicalement, deux tendances rap se profilent : la première très ancrée dans un hip-hop minimaliste, branché et rafraichissant; l’autre s’aventure dans des mélanges avec de l’électro ou du rock (Kid CuDi en est un exemple très parlant). Les Cool Kids s’inscrivent dans la tendance hip-hop ultra-moderne.

Il faut dire qu’ils en ont parcouru du chemin depuis le succès d’estime de leur EP The Bake Sale trois ans plus tôt. Des premières parties pour Jay-Z pendant sa tournée européenne de 2008, un EP, trois mixtapes,… tout ce chemin parcouru pour en arriver à When Fish Ride Bicycle. Leur style de rap s’identifie très rapidement avec « Rush Hour Traffic », « Boomin’ » et les singles « Bundle Up » et « Swimsuits » avec en featuring de choix Mayer Hawthorne. Derrière le micro, les flows se veulent flegmatiques, fluides et monocordes, comme si leurs lyrics étaient passés à bas volume et au ralentis. Côté son, les instrus alternent entre beats lourdement bassys et rythmiques accompagnées de mélodies synthétiques entêtantes et très stylées. Ce qui sort des enceintes est underground et frais à la fois.

Un des facteurs suscitant l’intérêt pour des artistes en devenir est la liste de guests qui y figurent. Pour When Fish Ride Bicycles, la guest-list est aussi variée que surprenante : Bun B, Ghostface Killah, Travis Barker qui alimente la batterie de « Sour Apple » et les rappeurs en herbe Chip the Ripper et Asher Roth qui se passent le mic sur « Roll Call ».

Ce premier album est parfaitement à l’image et la lifestyle des Cool Kids, mais probablement que leurs supporters de la première heure s’attendaient à quelque chose de mieux foutu et moins léger. Vous pourrez toujours vous pencher sur leur mixtapographie pour les découvrir sous dans leurs jours plus street.

Chronique écrite pour Now Playing Mag

The Cool Kids « The Bake Sale » (EP) @@@@1/2


Les fameux hipsters  et leur hipster-hop, c’est le futur du Hip Hop. C’est dit, j’ai signé. Vous ne savez toujours pas c’est quoi un hipster depuis le temps que je j’en parle ? Check mon article -> www.streetblogger.fr/cest-quoi-un-hipster.html. Dans la liste des intéressés se trouvaient les Cool Kids, Mikey Rocks au micro et Chuck Inglish au beat, deux post-ados des quartiers suburbains de respectivement Chicago et Detroit. Ils ont été élevés depuis le berceau au doux son du Hip-Hop de Eric B & Rakim et des premières années de Def Jam et qui se sont connectés ensemble grâce à Internet (…) en 2005. Très vite, le duo commencent à faire du bruit dans les rues, des sons qui sont tombés entre autre dans les oreilles de DJ A-Track, directeur artistique de GOOD Music, l’écurie de Kanye West. Leur EP The Bake Sale, sorti aux US Printemps 2008 sur leur propre petit label CAKE Ent/Chocolate Ind., fut leur premier coup d’éclat. Au point que Jay-Z les aida d’ailleurs à éclater en Europe en les proposant en première-partie de sa tournée européenne, période à laquelle leur mini-album est apparu dans nos vitrines hexagonales. 

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