Archives du mot-clé Mack Wilds

Torae « Entitled » @@@@


Entitled est le troisième album de notre MC underground new-yorkais, trois mots magiques dans la tête des puri…passionnés de hip-hop. Mais c’est pourtant réel, Torae nous a préparé une grosse côte à l’os de 500 grammes, cuite à point, pour notre régime post-fêtes de fin d’années. On va manger c’est sûr.

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Method Man « The Meth Lab » @@@


J’avais encore des cheveux la dernière fois que Method Man avait sorti un album solo. C’était à la rentrée 2006, entre Game Theory de The Roots et Food & Liquor de Lupe Fiasco était sorti 4:21 The Day After chez Def Jam, peut-être le 2e meilleur album de sa carrière.

Considéré à l’époque comme le rappeur préféré du Wu-Tang par plein de monde, Meth a depuis perdu quelques places au classement, doublé par Raekwon qui occupait l’espace dans le rap game avec ses innombrables featurings plus le gigantesque Only Built 4 Cuban Linx 2 et Ghostface qui a empilé très bon projet sur très bon projet (indé ou non). L’activité de Method Man a été moindre même s’il s’est attelé à la suite Blackout! 2 avec Redman et des apparitions plus ou moins remarquées lors des dernières réunions désorganisées du Wu-Tang Clan.

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The Infamous Mobb Deep @@@@


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Quoi de mieux que d’apposer un titre éponyme sur un album qui représente plus de vingt ans de carrière ? On parle du huitième opus du duo de Queensbridge devenu légendaire qui était à deux doigts d’une rupture.

Huit ans d’attente. Après Blood Money qui fut très boudé à l’époque à cause de cette alliance très mal perçue avec le G Unit, Prodigy s’est vu incarcéré pendant trois ans et demi et un retour avec Havoc, qui a subsisté en tant que producteur, ne faisait pas tout à fait parti de ses priorités, P préférant se consacrer à sa carrière solo en sortant pas moins de trois projets (dont HNIC 3 et Albert Einstein LP avec Alchemist). Entre deux sort un EP des Mobb Deep (Black Cocaine) pour susciter de l’attente et de l’espoir auprès des fans de tout bord, attirer l’attention des majors aussi mais quelques mois plus tard Havoc pète les plombs sur Twitter et descend son comparse. Divorcer presque vingt ans après Juvenile Hell aurait été un coup de tonnerre terrible…

1er Avril, le double-album Infamous Mobb Deep est dispo. Sans blague. Le vieux couple est toujours dans le coup.

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Mack Wilds « New York : A Love Story » <3 <3 <3 <3 ½


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Si vous ne regardiez pas 90210 Beverly Hills : New Generation, alors vous comme moi, ne connaissiez pas Tristan Wilds, appelé aussi Mack Wilds. Le jeune acteur a sorti au début de l’Automne un album r&b produit par Salaam Remi, New York: A Love Story, et je ne le découvre qu’aujourd’hui. Non seulement les trois featurings sont prestigieux (deux membres du Wu et un beatboxer de légende) et les co-producteurs sont des monstres sacrés de la Gramde Pomme, cet album est aussi pur bijou. Ce qui m’amène à cette question : comment ce disque a-t-il pu passer à travers les radars ???

A la première chanson, la mâchoire tombe. Une composition alliant rythmes urbains et orchestre de classique, un Method Man qui débarque quelques instants comme une bourrasque, et notre Mack Wilds qui réussit cette percée dans le r&b avec assurance et talent. Qui plus est, il sait rapper, et monter dans les aigus (« Don’t Turn Me Down« , « MaGic!!!« ). Alors si vous glisser un belle mélodie avec un beat et des scratches DJ Premier, vous obtenez « Keepin’ It Real« . Ou alors Mack opte pour un sample de harpe très candide trouvé par Pete Rock sur « Art of Fallin’« . Les auteurs de l’album remettent aussi au goût du jour des instrumentaux parfois connus, comme « Burn » des Mobb Deep sur « Henny » ou alors « You, Me, Him and Her » de Jigga (The Dynasty) sur « My Crib« .

Ce n’est pas compliqué de nous séduire, il suffit simplement de faire preuve de délicates attentions, d’alterner avec un low-tempo (« Sober Up » pour le spleen, le superbe « U Can Cry To Me » avec Raekwon au premier verset), d’un peu de nostalgie pour revenir à l’essence même du rhythm’n blues new-yorkais. Jusqu’au point d’orgue, « A NY Love Story« . Difficile de décrire ce que fait ressentir ce morceau en particulier, ce sentiment d’intimité et les basses légères qui provoquent de légers frissons. C’est comme le troisième rendez-vous avec la fille qui occupe vos pensées depuis des jours ou peut-être des semaines, après ce jeu de séduction consistant à à apprendre à se connaître et se rapprocher. Et arrive ce moment de proximité, l’ouverture, le moment ou jamais où il faut arrêter de se poser les questions et faire le grand saut, quand le coeur tambourine dans la poitrine et les yeux qui ne se quittent plus. Et tout d’un coup se ferment, les lèvres se rencontrent avec une douceur infinie. Le temps se suspend alors qu’une bouffée de chaleur monte en nous et que les sensations parcourent, et quand se termine le baiser et qu’on réalise à peine ce qu’il vient de se passer, pas envie de se poser de questions à nouveau… C’est reparti pour un second plus langoureux. C’est cet instant parfait, cet instant de magie que capture cette chanson.

Pour enfoncer le clou, il reprend merveilleusement bien « Remember The Time » de Michael Jackson, un moelleux au chocolat qui terminera de faire fondre nos coeurs.