Archives du mot-clé 20Syl album

AllttA (20Syl & Mr J.Medeiros) « The Upper Hand » @@@@½


On ne les compte plus les ‘joint albums’ (ou ‘collab LPs’) tellement c’est devenu habituel dans le rap game. Pourtant ça ne date pas d’hier, il faut regarder ce qu’il se passait déjà autour des années 2000. Un précédent qui vient immédiatement en tête : Method Man & Redman avec Blackout.  D’autres petits labels indépendants ont commencé par après à proposer des projets collaboratifs, exceptionnels à double-titre, comme Jaylib (J Dilla et Madlib), Madvillain (Madlib et MF Doom) ou encore DangerDoom (Danger Mouse et MF Doom). Mais au fur et à mesure que l’industrie musicale mutait vers le numérique…

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C2C « Tetra » @@@½


C2C: Formulation abrégée de Coup de Cross(fader), formation de quatre DJs nantais, 20Syl, DJ Atom, DJ Pfel et DJ Greem, créée en 1998. A leur palmarès, quatre titres de champions du monde par équipe DMC de 2003 à 2006. 20Syl est surtout (re)connu pour être le rappeur/producteur du groupe de rap Hocus Pocus, Pfel et Atom forment ensemble le duo Beat Torrent. Tetra: du grec, signifie le chiffre 4. Logique.

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Hocus Pocus « 16 Pièces » @@@@


Il y a toujours de la magie dans l’air quand les Hocus Pocus dévoilent de nouveaux tours. La troupe nantaise viennent de mettre au point leur quatrième acte, un puzzle hip-hop/jazz composé de 16 Pièces, en améliorant un peu plus la même formule qui a fait leurs précédents succès. Petits et grands, b-boys et amateurs de chansons à texte sont conviés pour ce spectacle audio taillé pour la scène.

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Hocus Pocus « Place 54 » @@@@1/2


Le paysage rap français n’offre pas réellement un hip-hop de qualité en cette année 2007, on a connu des millésimes bien plus intéressants. 2007 n’a vraiment pas été une bonne moisson. Le tsunami Dirty South inonde les ghettos, où de rares surprises sortent la tête de l’eau (SoFresh Squad), et tous les albums en major sonnent pareil. Le troisième album de Sinik est l’exemple incarné de cette stagnation, je dirai même stigmatisation, une uniformisation qui n’ose pas sortir du sempiternel schéma piano/violon (quand elle ne suit pas la tendance sudiste). La place de numéro 1 de LIM dans le top ifop contre un flop de Passi démontre bien que les jeunes préfèrent du rap sans hip-hop, sans passion, sans intérêt quoi. La vague sudiste s’empare du rap français mais aussi les beefs à profusion importés des Etats-Unis, des mecs des cités sans talent envahissent les bacs, c’en est désespérant et c’est vendeur. Il y en a marre, marre, marre.

Abd Al Malik disait qu’on ne peut pas continuer dans ce sens lorsqu’on donne le bâton avec lequel on tape, mais les clichés s’amplifient de plus en plus, comme ces rappeurs cagoulés armés qui passent à la télé. Les ‘antiquités’ IAM et MC Solaar s’en sortent dignement mais leurs retours en force ne dévient pas ce constat qui est le mien, plutôt pessimiste. Après, il faut surveiller de près les indépendants comme les sorties Just Like Vibes ou des producteurs internationaux comme Clutch Player et DJ Cam. C’est officiel, Skyrock a gangrené le rap en France et instauré une mentalité à la con. Les arguments de vente ne feront pas penser que le rap se porte bien simplement parce qu’il génère beaucoup d’argent. Il m’arrive de penser que si j’avais découvert le rap céfran à cette époque, je trouverais cette musique nullissime. Je suis aigri, je suis redevenu fâché avec le rap français, c’est un fait que j’assume pleinement, et je m’en contrefiche de passer pour un nostalgique de notre âge d’or, ceux qui ont vécu cette époque savent comme moi que tout est à refaire. Ou presque. 

Pour oublier mon vague à l’âme, je me mets à penser que j’assiste à l’établissement en France d’une mouvance hip-hop soulful et jazzy qui commence doucement à montrer quelques étincelles de lumière dans cette soupe matérialiste et commerciale (on pourrait croire que Diam’s a récupéré le public de Leslie et Lorie). Je pense à des petits artistes, des emcees comme Kwame et Réel Carter par exemple, le très classe concluant Lipopette Bar d’Oxmo Puccino, la reconnaissance du Slam avec Grand Corps Malade, Abd Al Malik et Rocé. On catalogue ça comme étant du rap intello, je répondrai à ces faux amateurs de hip-hop que le rap doit rester une musique intelligente qui nécessite plus de 30 de QI, pas de tourner en rond dans les playlists des radios et que ce n’est pas l’argent qui fait vivre un rap pauvret. Bref, j’en arrive au sujet après ce billet d’humeur avec Place 54, ce troisième opus des Hocus Pocus, avec cette fois un support de poids, la prestigieuse insigne Motown France (certes souillée par les palabres de Vitaa). La formation hip-hop/jazz nantaise orchestrée par le surdoué 20Syl a pour mission de nous offrir de la magie. Tour d’horizon de cette œuvre scintillante, riche en soul music. 

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