Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Gorillaz (éponyme) @@@@½


Ce dont je me souviens de ce Printemps de l’an 2001, c’étaient les révisions du bac qui approchait, la saison 1 de Loft Story, le nouvel album des Daft Punk Discovery et ce nouveau groupe formé par Damon Albarn de Blur, les Gorillaz. 2001, l’an 1 de cette formation incroyablement originale.

Car les Gorillaz, c’est un concept composé de 4 avatars:

– Noodle (non identifiée) : guitariste

– 2D (Damon Albarn) : auteur-chanteur et instruments divers et variés

– Russel (Russel Hobbs) : batteur

– Murdoc (Murdoc Nicols) : bassiste

Il faut aussi rendre à César en félicitant le dessinateur Jamie Hewlett, co-créateur du groupe et de l’univers graphique que l’on a découvert au début du 3e millénaire avec le génialissime single et clip de « Clint Eastwood », devenu instantanément culte. Vraiment conceptuel, ces images, l’harmonica Morriconien, la voix nonchalante et déprimante de 2D, le rap de Del The Funky Homosapiens… Hyper original ! Merci, c’est Anglais. D’ailleurs, on a appris récemment d’où venait l’origine de la mélodie de ce morceau, vous n’allez pas en croire vos oreilles: https://www.tiktok.com/@jhustl3/video/7254959216908127515?lang=fr

Mais le co-producteur de l’album est, lui, américain : il s’agit de Dan the Automator qui venait de sortir avec Del justement l’album éponyme des Deltron 3030, un méga-classique du indie hip-hop. Le style du groupe? De tout, donc indéfinissable. Ça peut aller de trucs hip hop (tiens « Rock The House » avec Del de nouveau) ou trip hop, vers des trucs latino (« Latin Simone »), du rock western… et ce qui est dingue? C’est la cohérence de ce patchwork. Toujours dans ce mélange expérimental multi-genres d’instruments live et sampling, des épisodes parfois cartoonesques comme l’extrait « 19-2000 », l’amusant « Punk »… Mention spéciale à « Tomorrow Comes Today » qui était issu du premier EP du groupe en 2000, c’était leur tout premier single, le fruit de plusieurs années de préparations.

Le spleen ambiant est vraiment captivant et addictif, on le retrouve sur pas mal de morceaux instrumentaux dont les trip hop « Man Research (Genius) » et « Sound Check (Gravity) » + la fin de l’album qui nous berce dans de la mélancolie finement distrayante. A noter qu’en live, hormis Damon Albarn, ce ne sont pas les personnages virtuels qui jouent mais d’autres musiciens comme Simon Katz, Cass Browne et Mike Smith qui sont là en chair et en os (tout du moins au début des années 2000 c’était cette formation).

Plus de 20 ans après, il y a encore des morceaux de cet album éponyme qui me perdent dans des réflexions pour comprendre le pourquoi du comment de telle ou telle composition, c’est ça aussi un des aspects inaltérables de ce premier opus des Gorillaz, de l’art pop.

LA NOTE : 18/20

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