Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

DJ Spinna « Intergalatic Soul » @@@@½


DJ Spinna est un orfèvre hip-hop assez atypique et discret, et qui n’a jamais eu vraiment la reconnaissance qu’il méritait. Peut-être parce qu’à défaut d’être véritablement original (sa patte est très identifiable), il produit peu. Mais quand il le fait, ça fait des merveilles. Intergalactic Soul est le 3e album du monsieur, sorti en 2006. Il fait écho à l’instrumental du même nom extrait de l’excellent Here to There (un thread est prévu) paru en 2003 sur BBE Records.
Le titre qui donne ici son nom à l’album a comme invité de marque, Phonte des Little Brother, au chant, pas au rap.

La classe galactique, c’est aussi de pouvoir inviter N’Dea Davenport des Brand New Heavies sur « Where’s Your Love », un son taillé pour elle et rien qu’elle où elle apporte son charme hautement naturel. Il y a quelque chose d’enchanté sur cet album très moderne pluri-genre, comme « Butterfly Girl » avec Eric Roberson et « Peace & Quiet » de Stephanie McKay qui nous emmène dans un endroit très feel-good dans notre tête. DJ Spinna a aussi réalisé cette expérience soul électronique « Computer Love » avec une voix robotisée mais pas comme celle de Zapp avec son vocoder. C’est très mélodique, technologique et magique à la fois. De l’art quoi.

C’est en découvrant cet album et le précédent qu’on réalise que DJ Spinna est quelqu’un de précieux et particulier pour la musique, de novateur à sa façon, d’inspiré. C’est un peu comme 88-Keys : un surdoué qui préfère éviter la lumière. L’album se termine avec des titres orientés house music (comme quoi ce genre a toujours été présent au fil des décennies hein Beyoncé) comme « Living My Life », « Show Us How You Fly » avec son groupe Tortured Souls et le long « Bye Bye Bye ».

LA NOTE : 18/20

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