Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Smiff-N-Wessun « Dah Shinin’ » @@@@¾


La première étape, c’était le classique Enta Da Stage des Black Moon, un grand classique new-yorkais de 1993. Janvier 95, au tour d’un duo du collectif Boot Camp Clik, Tek et Steele alias les Smiff-N-Wessun, avec leur classique à eux, Dah Shinin’. Comme pour le premier LP de Black Moon, Dah Shinin’ partage le même type de flows suaves et jazzy à la Buckshot dans leur rap hardcore, la même écriture argotique et cette noirceur typique et unique conçue par ces charbonneurs de Beatminerz. En plus étincelante.

Une de leurs spécificité est leurs jeux de mots et d’utiliser dans leur « gun talk » un argot jamaïcain, opposant les « rude bwoys » aux « batty bwoys » (un terme homophobe dont les rappeurs se dispensent de nos jours). Les titres « Wreckonize » et « Wrecktime » font aussi réference à leur label Wreck Records (Duck Down faisait du management, pas encore de skeuds). Il y en a des plus mythiques comme « Bucktown » représentant leur quartier de Brownsville à Brooklyn, « Sound Boy Burreill »… Alors que les Smif-N-Wessun étaient en featuring sur Enta Da Stage, ici ils convient le Boot Camp tout entier pour le posse-cut (c’est comme ça qu’on appelait les titres des crews) « Cession at da Doghillee ».

Beaucoup de samples étoffent cet album mais pour moi le plus marquant est celui de « Home Sweet Home » qui utilise une boucle de « We Live in Brooklyn » de Roy Ayers, naturellement. D’ailleurs la pochette aussi est très inspirée d’un album de Roy (He’s Coming). Dire que le magasine Hip Hop The Source ne lui a affublé que 3 mics (sur 5)… Source fiable…? Aujourd’hui Dah Shinin’ est considéré comme un précieux classique, pas un des plus connus mais on ne l’oublie pas.

LA NOTE : 19/20

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