Ce n’est pas le type d’album que j’ai dû écouter une demie douzaine de fois pour être franc, mais il était important que j’en parle, parce qu’il est vraiment bon et peut vous intéresser. D’abord parce qu’il s’agit du 10e opus des Cypress Hill, autant marquer le coup. Deuxièmement parce qu’il n’est pas produit par DJ Muggs mais le producteur de Detroit Black Milk. Back in Black, c’est B-Real, Sen Dog, Eric Bobo et Black Milk.
Plusieurs choses frappent et pas que la pêche dans nos poires de la force brute de B-Real et Sen Dog avec leur attitude de vieux costauds. C’est Black Milk qui a réussi à dé-personnaliser ses instrumentaux pour proposer 10 beats bien patate. 10 comme la place de l’album dans la discographie, ou comme les dix gros doigts qui se referment pour en mettre plein la figure. Entre leur délire Elephants On Acid et cet album, c’est le jour dans le gaz complet et la nuit noire la plus mate. Tellement que cet opus est sans doute sorti trop discrètement avant leur tournée symphonique. C’est fort dommage parce que cet album fait beaucoup de bruit.
En tout cas, je n’ai pas boudé mon plaisir en écoutant B-Real et Sen Dog rapper comme ils le font dessus avec Black Milk aux commandes, même si avec l’âge, ils commencent à radoter un peu et que j’ai eu parfois l’impression qu’ils freestylaient avec l’expérience suffisante qu’ils ont. Peut-être la raison pour laquelle je n’ai pas eu envie de m’attarder davantage dessus, mais tout de même impressionné par les coups dans le sac de sable. Back in Black est comme dix exercices de routine qu’ils exécutent sans broncher avec un producteur différent dont les caisses sont très péchues, sans nécessairement faire preuve d’originalité.
LA NOTE : 14/20.


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