Birdman & Juvenile « Just Another Gangsta » @@@½


On avait presque oublié que Juvenile avait re-signé chez Cash Money Records, et que Birdman pouvait rapper quand ça lui chante. C’est dire si on a été distrait par les tumultes que connaît le label tiroir-caisse de la Nouvelle Orléans et ses méfaits comptables. Qui d’entre vous à vu quelque part la promotion de Just Another Gangsta ? C’est à peine si la date de sortie avait été communiquée, mais ce serait dommage de considérer cet album commun comme anecdotique.

Piste 1, le morceau-titre « Just Another Gangsta » a servi le premier single pour lancement en grande pompe. Le vidéoclip, très cliché vous me direz, a été diffusée le 21 Février. L’instru aux relents de bounce music signé D-Roc, dont le nom est cité au début de chacune des douze prods en guise d’intronisation, nous met tout de suite dans le bain et Juvenile, 42 ans, en paraît vingt de moins et nous gratifie d’un refrain hyper efficace. Baby, 50 berges, est toujours multi-millionnaire. Le boss de Cash Money Records, séparé de son fiston Lil Wayne, ne vit plus que par des albums non-solos, celui avec le Rich Gang, avec Jacquees (son Lil Wayne du r&b)… Faire du profit avec sur le dos des autres, c’est son crédo. Juvy quant à lui, signe son retour chez CMR, pour la première fois depuis 2004, au bon souvenir de Juve The Great.

Pour gagner plus de billets de banque, il faut sortir un produit de qualité. Bingo, c’est le cas. Un seul producteur (dont le pseudo ne dit absolument rien) mais qui propose un éventail d’instrus fort plaisants faut le reconnaître. Des tracks pour rouler en voiture de luxe (« Broke« ), pour écouter sur un yacht (« Breeze« ), des tracks pour faire couler le magnum de champagne dans une pelouse de plusieurs hectares (« Back Then« ), l’humeur est beau fixe (« Tonight », le funky « From The Block« ). Juvy et Stunna profitent de la belle vie de l’argent (notre argent) qu’ils ont amassé durant leur carrière en bons vieux briscards qu’ils sont désormais. OK Juvenile joue les jeunots (sinon ne l’appelez pas Juvenile) avec ses refrains (à trop s’inspirer un peu trop de la jeune génération) et Birdman ne pense qu’aux $$$, rien ne change dans le fond, mais ce rap de riches se consomme comme du Coca Cola.

Bon. On a connu les albums des Big Tymerz et les standards de Juvy, au moins jusqu’à Reality Check, ce sont des points de comparaisons valables. Mais c’était une autre (grande) époque. Parce que là, en l’occurence, comment expliquer que Just Another Gangsta s’écoute d’une traite plusieurs fois de suite?

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