1982 « Still 1982 » @@@½


En relisant mes chroniques des deux précédents projets de 1982, le duo bostonien formé de Statik Selektah et Termanology, je me suis redemandé si je n’avais pas sous-evalué de manière trop sévère les notes par rapport à ce que j’avais rédigé dessus après écoutes. Je ne vais pas réécrire le passé, alors que c’est facile de rééditer un article ou corriger une note, ça prend 2 minutes, mais il devait forcément y avoir une plus ou moins bonne raison à cela et ça se résumait dans les deux cas à : pouvait faire mieux. Même remarque pour Still 1982

Six ans après 2012, ce n’est pas qu’un petit calcul mental mais l’introduction sous forme de générique de journal télévisé sur écran cathodique. L’album commence donc sur la seconde piste « Still« , un morceau frais avec la chanteuse Kendra Foster pour animer le refrain et avant toute chose, un hommage à Mac Miller, Prodigy et Sean Price. Termanology revient sur son enfance qui a connu la présidence de Ronald Reagan et c’est toujours avec un oeil nostalgique qu’il revient sur ses idôles dont il en fait la longue liste sur « Just Can’t Let Go« , ces artistes hip-hop qui lui ont donné envie d’écrire et de rapper, sur un beat boom-bap bien entendu et des scratches de Rakim pour accompagner le refrain (chanté encore). Comme on peut l’entendre, l’impression de renouveau se dissipe très tôt, le producteur et le rappeur n’ont absolument rien changé de leur formule, ce qui ne les empêche pas de surprendre avec le glacial « Fuck Ya Lyfestyle« . Les albums ‘solo’ de Statik sont d’un niveau supérieur et les samples qu’il utilise sur Still 1982 sont dans le thème, c’est-à-dire très eighties pour quelques-uns des beats, sans parler des skits, ce qui donne un aspect vieillot qui peut avoir son charme. Termanology continue à jouer les MCs modèle avec cette image d’éternel fanboy hip-hop qui lui colle à la peau et qui a à coeur de représenter (« Never Let My City Down« ).

32 minutes seulement à se mettre sous la dent, ce n’est pas le type de sorties qui reste longtemps en playlist. mais l’essentiel est là, ainsi que des featurings venus nombreux (CRIMEAPPLE pour faire « Crimeology« , Chris Rivers, Conway, CJ Fly, Lil Fame…). On a connu des duos plus dynamiques que celui-ci. Les deux peuvent être très bons dans leurs domaines respectifs mais pas exempts de critiques quand ils se réunissent. C’est écrit dessus, c’est toujours du 1982, toujours la même… : capable de faire encore mieux. Troisième fois qu’on fait la remarque en trois albums. Est-ce que cela mérite une sanction pour autant? Pour relativiser, Still 1982 est en comparaison plus plaisant à écouter que Bad Decisions de Terma sorti durant l’été.

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