Klub des 7 « La Classe de Musique » @@@@


Cover-klubdes7aHalala, les souvenirs de jeunesse, les parties de foot avec les copains après l’école, les après-midis à jouer à la Super NES, les dessins animés à la télé, la bataille de purée à la cantine, le commerce de billes et de Pogs pendant la récré, les filles c’est rien que de pleureuses, le cliché de la prof binoclarde sévère dominatrice, la découverte du kiki et des nénés qui poussent, le rap qui passe à la radio et toutes les conneries inimaginables qu’on a pu faire impunément avec comme seule défense notre innocence et sourire d’ange…
Je divague à donf mais c’est ce que m’évoque ce tout nouvel album du Klub des 7 : de la nostalgie. Pour la Classe de Musique, la bande de sales gosses ont effacé l’ardoise et revu leur copie, d’ailleurs Fuzati s’en est très bien tiré dans le questionnaire que je lui ai soumis (lire l’article « L’école du Klub des 7 »). On ressort rengaillardi avec un sourire grand comme ça de cette expérience rapologique, avec dix ans d’âge mental.
De la cacophonie naît l’harmonie dans leur cours de musique, où leur prof leur conseille de faire de la musique « verge dehors » en ayant envie d’elle. On ne sait pas d’où sort cette idée fantasque mais sans s’en rendre compte, on rentre dans leur trip de vilains garnements. Après avoir remis (relativement…) un peu d’ordre dans leurs rangs, le Klub des 7 font leur présentation orale en passant chacun leur tour au tableau. Dans le désordre organisé, James Delleck, Fuzati (au rap et à la production), Monsieur Ure alias Cyanure, Detect le DJ, Le Jouage, Gerard Baste (des Svinkels) et Fredy K au refrain, partiellement présent sur ce second opus dont l’enregistrement a commencé avant sa disparition soudaine dans un accident de la circulation. A ce sujet, la présentation de monsieur Baste qui revisite la théorie du 7 fut une des plus amusantes de la classe :
« Regarde dans les 7 boules de cristal/ ce n’est pas les 7 mercenaires, pas les 7 samouraïs/ On est 7 comme les 7 mousquetaires/ 7 pour tous, tous pour un/ un pour 7, tous pour 7, 7 pour un…/ Unis comme les 7 doigts de la main/ Appelle-nous ‘Quadricolore’, les 7 couleurs primaires/ 7 continents, 7 commandements tu trouves ça bizarre/ Les 7 signes du Zodiaque c’est pas un hasard/ On lit Télé 7 Jours, on écoute radio 7/ Y a une K7 qu’on kiffe grave c’est les Jackson 7/ On met des chaussettes, woow quelle putain de phase ! »
Personne ne manque à « L’Appel » sauf Fredy, évidemment, mais dans un mouvement de solidarité, ses potes lui inventent des excuses aussi bidon que poilantes. Pas d’hommage larmoyant, l’aventure continue à 6 et le club à 7, on profite de ses couplets posthumes. Même que maintenant on sait comment il ont formé leur bande de petits insolents, il suffit d’écouter le « Chiffre Impair« . On a droit également au jeu des « 7 Différences » et celui qui va faire mal à la sortie de l’école, le « Pouilleux massacreur« ! La cohésion du groupe est exemplaire mais leur indiscipline demeure incontrôlable, on ne sait jamais à quoi s’attendre de ces graines de voyous. Cyanure a droit au « Conseil de Discipline« , non pas parce que son flow est en excès de vitesse mais pour son langage grossier (en se défendant d’un « ôtez-moi ce doute qui en sus m’habite ») et James redouble d’imagination pour justifier sa mauvaise conduite sur « Non monsieur« . On en surprend même un – sans crier gare – crier « ma bite s’appelle Julieeeeen!!! » dans le dortoir des filles.
Le taf de Fuzati à la prod est tout bonnement remarquable, servant des instrus à base de samples kitsch, sixties pour reprendre ses termes, et musiques, dialogues de vieux films. Ca me donnerait presque envie de remater la « Guerre des boutons » tiens. Que du bonheur! Pourtant ce n’est pas ce qui les attend lorsqu’ils regardent leur avenir dans la « Boule de Crystale » ou s’imaginent ce qu’ils rêvent d’être quand ils seront grands avec un regard naïf très second degré.
Après avoir écouté l’album une multitude de fois, j’ai aussitôt envoyé un mail à Cyanure pour transmettre les félicitations du jury. Ces adultes qui ont su garder leur âme d’enfant ont réussi à me faire littéralement retomber en enfance. C’est de ma génération à moi, ceux qui sont nés dans les années 70 et 80. Pas de quoi se faire tirer les oreilles par les profs et les parents pour toutes ces fourberies, propos insolents et attitudes polissonnes, la Classe de Musique s’en tire avec une note de 17. Un style qui fait école (buissonnière), un disque déjà culte.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Buskape dit :

    De le bonne chronique comme je les aime ..

    J’voulais voir comment tu l’avais noté..
    Meme note et meme kiff chez nous : http://tinyurl.com/fk2009

    J’aime

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