Martin Solveig « C’est la vie » @@@1/2


Bon, je vais faire mon petit tour du rayon électro made in France du premier semestre. Des miettes à se mettre sous la dent. Peut-être que j’ai loupé des sorties confidentielles (faites-moi signe s’il y en a de très bons trucs à me conseiller), mais ce qui est sûr, c’est que j’ai fait l’impasse sur Sexuality de Sebastien Tellier. C’est une plaisanterie ou quoi cet album ? Peut-être que j’ai halluciné en l’écoutant mais il a chouré des rythmiques de rap sudiste (volontairement ou pas, le problème n’est pas là), ça sautait aux oreilles ! Quand j’ai su qu’il a fini dans les derniers à l’Eurovision (comme chaque année depuis les années bissextiles), j’en fus satisfait, ça ne méritait pas d’aller plus loin. C’était absurde d’envoyer quelqu’un au look Chabal d’un beauf sans virilité défendre notre pays avec un courant électro has-been avant l’heure parce que des journalistes ont cru qu’il était original. À ce moment-là, il aurait fallu tant qu’à faire envoyer Bob Sinclar, champion des pistes de danse des campings trois étoiles, ou David Guetta, le roi de la fête dans les clubs jet-set ringardos. Enfin, ça reste mon avis.

Puis c’est là que revient sans prévenir Martin Solveig avec C’est la vie, un an seulement après So Far. J’avoue que j’avais quelques préjugés sur cet artiste electro-pop au début mais sa musique me plaisait, c’est un mélange de beaucoup d’influences qui correspondent aussi aux miennes, de genres musicaux qu’il m’arrive d’apprécier de temps à autre comme la house. Alors à quoi bon. 

 

En toute honnêteté, je ne m’attendais pas à une agréable surprise de la sorte. Cet album possède un groove permanent, une vibe positive pleine de bonne humeur à l’image du son club « C’est la vie ». Martin possède une French Touch bien à lui, une orientation « Poptimistic » pour reprendre son terme en chanson. Quand j’ai entendu ses tubes de 2007, je ne supportais de voir un imitateur de Michael Jackson pseudo-Timberlake chanter, mais je dois reconnaître que Jay Sebag est un doué, il est bluffant, bien que la ressemblance avec l’icône de la pop soit troublante sur le très zen « Some Other Time ». C’est par ailleurs le cas de Lee Fields, dont sa prestation sur le funky « Superficial » donne l’impression que l’âme de James Brown planait dans le studio.

 « Give It To Me » était prédestiné à être un morceau dansant. Mon intuition venait du fait que les chansons du même nom comme celles de Timbaland et Madonna l’étaient, donc logiquement celle-là le serait aussi. Et en effet, « Give It To Me » s’agit bien d’un puissant morceau dance. La force de Martin Solveig réside dans son éclectisme, capable de virer vers de la pop gratinée par de la guitare sèche (« Beauty False ») ou la disco-pop (« Butterfly »). Dans tous les cas, le dénominateur commun est une musique pop sympa et légère, idéale pour faire danser le tout-public grâce à des rythmes efficaces, dont je retiens particulièrement  « One 23 Four » feat Chakib Chambi.

 

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