Stomy Bugsy « Quelques balles de plus… pour le calibre qu’il te faut » @@@@


1992, 95200, Sarcelles, berceau du rap hardcore en France. Pourquoi tant de haine envers le Ministère AMER de la part de la Justice française ? Toutes ces fausses affaires autour d’un groupe devenu trop sulfureux pour les médias, décrié, déclaré comme nuisible soit-disant pour la jeunesse. Marre, Stomy Bugsy, Passi et Doc Gynéco démissionnent de leurs postes de ministres trop amers pour se lancer chacun leur côté en solo, en tant que triangle infernal du blason Secteur Ä, et contribuer à la dorure de cette fabuleuse année 1998. Son Altesse Double S nous a fait céder aux Tentations, Gynéco nous a donné rendez-vous ses Premières consultations et Stomy a changé de camp en devenant un grand ponte de la Mafia, livrant une seconde version de Le calibre qu’il te faut, avec quelques balles de plus.

Pour remettre l’histoire en place, Quelques Balles de Plus pour le Calibre qu’Il te Faut est à la fois son premier et son second album, un album 1.5 pour moyenner, reprenant des morceaux du premier disque paru en 96, une bonne moitié, dont certains sont retouchés, avec des nouveautés qui sentent la poudre, plutôt celle des armes.

Beaucoup ont connu ce Stomy Bugsy radio/télé, le Show Lapin qui chante « Mon Papa à moi est un Gangster » et « La vie c’est comme ça ». Politiquement correct soit, un personnage plus consensuel mais sans baisser son froc, c’est la même sans formules chocs. Il s’agit juste de quelques douilles qui renferment une caisse d’armement très lourd, car « Quand Bugsy dégomme » avec gang (Ärsenik et les Neg’ Marrons), il y a mort d’homme lorsqu’il met les points sur les A. Mentalité ‘n*que la police’, ses « forces décuplent quand on l’inculpe » en garde à vue avec son acolyte Passi, mais gare parce que les « Les balances ne mentant pas » au commissariat. Bref, Stomy Bugsy se la joue gangster mafieux, voire un « Gangster d’amour » à la facette plus douce, assez influencé par les vibes westcoasts et les textes de 2Pac, un brin fataliste (« J’prie Dieu »). L’ensemble marine dans le bain de sang final du film Scarface, avec des tonalités mafieuses typiquement siciliennes caractérisées par des airs de mandoline sur les terribles « J’avance pour ma Familia » avec les sales gosses de La Clinique, La Rumeur, Calbo et Lino, et « Derniers Pas dans la Mafia » avec l’italiano Akhenaton.

Pour le reste, les morceaux sentent bon la côte ouest à la française avec « Oye Sapapaya » feat Doc Gynéco, pour rider en cabriolet sur la côte d’Azur, et « Un Rep qui fait Reup », la version « Mon papa à moi (remix) » qui fait la connexion Time Bomb/Secteur Ä avec Hamed Daye, Passi, Ärsenik, Hi-Fi, Pit Baccardi, Oxmo Puccino,… Quelques bombes de plus pour l’artillerie qu’il te faut.

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