La liste des vétérans qui ont repris du service durant la décennie 2020 n’en finit plus de s’allonger et ici, c’est le vétéran bostonien Edo.G (qu’il arrive d’orthographier Ed.OG) de faire son retour avec 500 Miles, en collaboration avec le producteur parisien Parental. Un humble come-back si on analyse la composition de ce mini-album d’une dizaine de titres, incluant une intro et un interlude instrumentaux, un remix et tous les instrumentaux pour faire la somme de 19 pistes.
Si vous avez découvert et apprécié Parental avec Awon, Moka Only ou Fresh Daily, vous allez certainement kiffer ce projet, être un fan d’Edo G n’est pas une condition pour se laisser porter par la vibe de notre « Latitude 48° » (soit 6 degrés de plus que la ville de Boston pour la précision géographique purement anecdotique). Une vibe quelque part entre le hip-hop/jazz façon Jazzlib (pour celleux qui se rappellent d’eux) et les instrus rap français bien cool des années 90, avec quelques phases de scratches bienvenues par endroits (« Speak Truth »). La fraîcheur et la luminosité variable de ces beats dans ce style hip-hop intemporel dérouille le flow du MC dont l’âge se faisant, rabroue beaucoup la jeune génération et fait beaucoup la leçon (« Wrong », « Make A Living », « 500 Miles »).
C’est peut-être parce qu’il râle beaucoup derrière le micro qu’Edo G s’est dit que ça serait une bonne idée de travailler avec un français… si ça se trouve haha ! Heureusement (ou pas), il ne rappe que sur 7 titres en vrai. Et il faut reconnaître que, même s’il a un ton très paternaliste (parental?), le positif ressort souvent de ses propos (« Company », « Make A Living »). A noter les co-productions de Alcynoos et Lex (of Kahlex).
LA NOTE : 15/20 (MAIS C’EST SURTOUT PARENTAL QUI TIRE LA NOTE VERS LE HAUT)


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