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Jamiroquai « A Funk Odyssey » @@@@@


Ma rentrée 2001 en classe prépa bio a été accompagnée par cette cinquième aventure cosmique de Jamiroquai, un album qui m’a littéralement « infunkté », voire m’a carrément donné des ‘disco sensations’ – comme dirait Cartman dans South Park – partout dans le corps et la tête. Les premières secondes de claviers de la longue introduction de « Feels So Good », c’est ASMR. Cela provoque des pétillements étincelants dans ma tête jusqu’à ce que la basse de Nick Fyffe (qui a remplacé Stuart Zender) démarre suivi du riff de guitare du petit nouveau Rob Harris, et Jay Kay en guide intergalactique. Le voyage peut démarrer.

On prend les même ingrédients et ça repart pour l’hyper dansant « Little L » qui met la fièvre pendant cinq minutes de folie, conduisant à cette addiction nous réclamant de la mettre en replay. A ce moment-là, j’ai mieux compris pourquoi nos parents étaient nostalgiques de la période disco des années 70… Une des cartes de Funk Odyssey est que le groupe ne pas compte pas 1, mais 2 clavieristes. L’historique Toby Smith (décédé il y a quelques années) est secondé ici par un autre petit nouveau, Simon Carter. Pour l’anecdote, la voix féminine que l’on entend sur certaines chanson n’est autre que la chanteuse Berverley Knight!

Quand on réécoute avec joie les singles « Love Foolosophy » et « You Give Me Something », on réalise sans le savoir que Jamiroquai a réussi à ne pas faire dans le suranné, mais quelquechose de légèrement futuriste avec des genres considérés comme « morts » au début du 3e millénaire. On assistait réellement à une disco-funk irresistible aux influences européennes, avec Cerrone et Giorgio Moroder comme référence pour ne citer qu’eux. Oui parce qu’il y a une bonne dose d’électronica sur l’autre moitié du disque avec « Stop Dont Panic » et surtout « Twenty Zero One ». Dire qu’on était en 2001. Entre deux, une exception pour un moment de plénitude bienvenu, le single très relaxant « Corner of the Earth » pour lequel Jay Kay a mis un pagdi pour le très beau vidéoclip dans cette douce atmosphère un brin latin-funk.

Ce n’est pas sorti en single mais « Main Vein » est vraiment une excellente synthèse disco/funk/electro, les Jamiroquai ont vraiment réussi leur coup, quitte à nous faire oublier qu’à leurs débuts acid-jazz, ils voulaient d’abord faire passer des messages politiques. Ce message ré-apparaît sur « Black Crow », qui calme le jeu le temps pour un moment de réflexion entre deux inferno disco. Cette Odyssée Funk se termine aussi sur une douce note bossa nova sur « Picture of my Life » et la hidden track « So Good to Feel Real » plus rythmée.

LA NOTE : 20/20

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