Ah ça, Soulshine de DJ Came st un album qui a été la bande-son de mon été 2002. J’ai découvert ce disque par hasard, par la réputation de DJ Cam (Laurent Daumail de son vrai nom) pour avoir été l’un des premiers à faire de l’abstract hip-hop en France. Par hasard, l’album était en écoute à la borne du rayon CDs de la Fnac, et très vite ça a été l’émerveillement. C’était doux, chaleureux, groovy, un pur album feel-good. Après Tourist de St Germain, j’avais trouvé une autre perle dans un style plus hip-hop et soul/jazz.
« Summer in Paris » avec la chanteuse Anggun, entourée du DJ Cam Quartet, c’est un vrai bonheur, l’été à l’infini. Puis c’est la voix de
China Moses qu’on entend sur l’introduction, et qu’on retrouve plus tard sur l’amer « He’s Gone », qui donne l’effet d’une pluie un mois de Juillet. Le groove funky est une composante importante de Soulshine, avec le caméo de la légende Cameo sur « Love Junkie », ou le succulent instrumental de 7 min « Bounce » (avec un petit clin d’oeil à Pete Rock). Plus c’est long, plus c’est bon, c’est bien vrai. La saison estivale se poursuit avec « Child’s Play » qui nous emmène dans un parc avec son petit air de flûte enchanteur, ces bruits d’enfants qui jouent, et « Soulshine » avec InLove, avec ce petit soupçon d’exotisme.
Vous savez qu’il y a même les Gang Starr sur cet album? Si si, séparément. Sur le jazz-hop « Condor », la personne derrière le pseudonyme de Boldhead Slick n’est autre que Guru ! Puis DJ Premier a remixé « Voodoo Child » d »Afu-Ra. Enfin, un court instant solennel à la mémoire d’Aaliyah disparue quelques mois avant la sortie de l’album se situe en piste 4.
Depuis cet été 2002, j’ai pour coutume d’écouter Soulshine de DJ Cam chaque été, et ça fait toujours ce même effet : le chill intégral, comme si rien n’avait bougé depuis. C’est comme l’odeur de la fraîcheur qui revient les soirs d’été, ça reste pour la vie et ça fait un bien fou.
LA NOTE : 18,5/20


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