Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

Damani Nkosi & Ill Camille are « HARRIETT » @@@@¼


Commençons par les présentations. Je m’adresse aux spécialistes de rap : Damani Nkosi, ça vous parle? Si si… Damani, faites appel à votre mémoire. Oui là, ce même nom qui figurait en featuring sur des albums de rap westcoast, comme sur Space Boogie de Kurupt (2001) et The Blue Carpet Treatment de Snoop Dogg (2006). Ce rappeur d’Inglewood, L.A., faisait partie du groupe Dubb Union également. C’est bien cet homme-là dont on parle. Et Ill Camille? J’ai d’abord pensé que cette rappeuse signée chez Jakarta Records était anglaise mais faux, cette californienne collabore depuis plus de dix ans dans l’ombre aux côtés des gars de chez TDE, Terrace Martin, Iman Omari ou encore Mndsgn. L’union mixte des deux a donné ce projet HARRIETT.

Les couleurs et les motifs de la pochette façon Native Tongue envoient des messages clairs à notre cervelle sur l’aspect du contenu de cet album éponyme. Oui ça n’est pas du tout, mais alors pas du tout, du rap californien ne serait-ce qu’un poil gangsta, mais du rap très imbibé de nusoul, avec quelque fois des teintes funky (« Here We Go »). Comme ce rap nusoul à l’atmosphère lounge qui a émergé et nous a émerveillé dans les années 2000 malgré sa toute petite échelle, on est pile dans ça. Je repense à tous ces artistes méconnus dans ce sous-style-là qui ont longuement squatté mon baladeur mp3 comme Dave Ghetto, Othello, Strange Fruit Project… Seulement dix titres, mais dix titres savoureux, chaleureux et variés, empreints de spiritualité, d’humanité et de vibrations 100% positives, où la complicité de notre duo étincèle. C’est comme goûter des carrés de chocolat noir dont le cacao provient de différents pays d’Afrique. Ça parle de thèmes d’adultes qui peuvent nous concerner, de relationnel, de situations de la vie de tous les jours.

« Heal and Chill » correspond parfaitement à ce que propose ce projet HARRIETT, du son moelleux et apaisant qui fonctionne dans le quotidien en toute saison, même des années après sa sortie. L’effet de bien-être est immédiat (le magique « Alive », « Native Son »), un hug pour nos âmes parfois anxieuses et tristes. Une surprise pour la fin avec « Sol Train » : un enregistrement de Stevie Wonder.

LA NOTE : 17/20.

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