Redman « Dare Iz a Darkside » @@@@½


Ugh visages pâles, cafés et cacao !

Moi être grand sage Cheval Archer, pour venir délivrer message : Homme Peau Rouge pas content, lui avoir faim et vouloir communiquer avec signaux de fumées hallucinogènes. Homme Peau Rouge lancer défi à Homme Peau Rouge lui-même, faire musique avec propres mains et aller en guerre affronter les Eunuks. Homme Peau Rouge pas seul, aidé par amis chasseurs Def Squaw, Gi l’Ouragan et par tribu Hippie Emdi.

Secret à Homme Peau Rouge : esprit volatile. Totem à Homme Peau Rouge être ‘Chien Mangeur d’Herbe’, lui avoir rage dans ventre et être heureux grogner devant bâton musical, et dire incantations après beaucoup fumer calumet. Homme Peau Rouge prendre « Noorotic » avec Roc Sauvage dans contrées de « Green Island », pas loin territoire peuple Sioux Jersey. Mais Homme Peau Rouge vouloir gagner respect et courir vers ville New York, avec rythme qui fait bouger la terre et danse de la pluie moderne…

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« Murder Was the Case » soundtrack @@@@@


Des soundtrack cultes gavées au gangsta-rap californien, ce n’est pas ce qui manquait dans les années 90. Boyz In Da Hood, Menace II Society, Above The Rim… et celle qui fait l’objet de cette rétrospective, Murder Was The Case, paru chez Death Row en 1994. Quelle drôle d’idée de faire une bande originale pour un mini-film d’une vingtaine de minutes qui met en scène le meurtre de Snoop Doggy Dogg, illustrant le titre du morceau même nom figurant sur son classique Doggystyle. Et pourtant c’est la meilleure BO sortie chez Death Row, et l’un des albums classiques du label, dans la stricte lignée de The Chronic et Doggystyle, avec plein d’autres gros durs qui rôdaient autour du label de Suge Knight et de la niche de Snoop.

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Common « Resurrection » @@@@@©


Ce très grand album restera toujours chéri, bien rangé sur l’étagère d’un passionné de rap averti, ne serait-ce parce qu’il est très important. Important d’abord de nous rappeler que Common a été un pionnier du rap de Chicago, en lui offrant avec Resurrection son premier classique, et lequel! complétant ainsi une année 94 très riche en classiques rap.

Rétrospective écrite en Octobre 2016

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Outkast « Southernplayalisticadillacmuzik » @@@@@


Southernplayalisticadillacmuzik était d’avance indéfinissable tant les adjectifs manquent. Le premier chef d’oeuvre du binôme symbiotique engendré par Big Boi et Andre 3000 (alors qu’ils n’avaient même pas 18 piges) était prédestiné à devenir un énorme pilier du hip-hop d’Atlanta, puis un classique hip-hop (le premier d’une incroyable série discographique), et les rappeurs des monuments. 1994, soit la même année où Nas sortait Illmatic et Biggie Ready to Die, les OutKast brisaient déjà les barrières du rap américain tout entier, et pas seulement du Dirty South.

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Nas « Illmatic » @@@@@ ©


Premiers pas dans le rap, premier album, premier classique. Un Classique parmi les classiques Hip Hop, il n’y a pas d’autres nobles mots qui existent pour définir ce chef d’oeuvre qu’est Illmatic. Ce véritable génie de la narration qu’est Nasir Jones alias Nas, a placé la barre vraiment très, très haut, avant même que Notorious BIG ou Jay-Z furent signés en major. Difficile de trouver qui à l’époque était en mesure de l’égaler, peut-être le maître de la rime Rakim d’un point de vue lyrical.

Ce monument né le 19 Avril 1994 dans les projects du Queens de Long Island n’aurait jamais pu voir le jour si MC Serch des 3rd Bass, son producteur éxécutif, ainsi que Kool G Rap, n’avaient pas fait un peu de forcing pour que le jeune surdoué de 20 ans puisse signer chez Columbia. Illmatic ne serait guère non plus cette Bible Eastcoast si les producteurs renommés de la Golden Era, à savoir les légendes vivantes que sont aujourd’hui DJ Premier, Large Professor, Q-Tip, L.E.S et Pete Rock, n’y avaient pas participé à sa création.

À sa sortie, cet album n’a pas réalisé des scores de ventes mirobolants (12e au Billboard 200), mais il a profondément marqué les rues new-yorkaises et les mentalités dans le rap de manière irréversible. Chose extraordinaire, The Source lui avait décerné suite à leur chronique un ‘5 mics’, la note suprême pour la première fois de l’histoire du magazine rap américain. Et encore de nos jours, Illmatic demeure une référence en matière de Hip-Hop, tous les critiques et les magasines vous le diront. Personne n’imaginait à cet instant, pas même ses auteurs, que ces dix-titres allaient signifier un modèle d’art et de perfection à tous les égards.

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Notorious B.I.G. « Ready to Die » @@@@@©


On dit souvent que les œuvres des génies ont plus de valeur après leur mort. Ready To Die en est le parfait exemple.
1994. La Eastcoast allait connaître un nouveau phénomène de taille et de poids : Biggie Smalls, renommé The Notorious B.I.G. par son mentor et manager Puff Daddy. L’aventure commence quand cet ancien dealer, dit-on, fut découvert par Sean Combs dans un club de Brooklyn. Et le sobriquet que celui-ci a légué à son protégé n’avait rien d’anodin puisqu’il allait être la poule aux d’or du tout nouveau label Bad Boy Records, et bientôt le Roi de New-York. Catapulté au rang de star avec des singles ambivalents calibrés street et radio tels que « Juicy » (dont l’histoire raconte que le beat était conçu à l’origine par Pete Rock), « Party & Bullshit » ou l’incroyable remix de « Flava In Ya Ear » de Craig Mack, Christopher Wallace est devenu avec Nas et le Wu-Tang Clan le plus fier représentant de la côte est. Quinze ans après son assassinat, sa légende ne dépérit toujours pas et son nom sera à jamais ancré dans l’histoire du Hip Hop.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie.

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Wu-Tang Clan « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » @@@@@©


9 Novembre 1993. Cette histoire, on la connaît tous, jusque sur le bout des ongles, comme chacun des refrains de ce monument sacré.

Enter The Wu-Tang (Loud Records) raconte les débuts de huit combattants légendaires venus de Brooklyn et Staten Island, rebaptisé Shaolin, et de leur abbé, ce maître à penser qui les guidera tels les pièces d’un échiquier dans leur conquête du rap new-yorkais, de la Eastcoast puis de tous les States, et enfin, du monde entier. Il n’y avait pas de hiérarchie pré-établie dans ce groupe soudé né dans les rues de deux ghettos new-yorkais. Si Raekwon avait l’attribut de chef…

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De La Soul « Buhloone Mindstate » @@@@@©


Ce troisième album des De La Soul… comment s’écrit-il déjà ? On ne sait jamais correctement écrire son intitulé du premier coup et pour d’injustes causes car il s’agit de l’album de De La le plus sous-estimé qui soit, celui dont on oublie souvent l’existence, celui qui a fait le moins de bruit, qui ne s’est pas vendu des masses. Et c’est réellement injuste parce que c’est passer à côté d’une vraie merveille. Alors revoici le titre : Buhloone Mindstate, pour ‘balloon’ (traduction non-nécessaire), métaphore qui veut dire « avoir pris la grosse tête »…

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FAF Larage « C’est ma cause » @@@@@


Jeune frère de Shurik’n, Faf Larage a fait ses classes rapologiques dans l’ombre du groupe IAM pendant la tournée d’Ombre est Lumière, au sein du collectif des Soul Swing N Radikal (composé de lui, Def Bond et K-Rhyme Le Roi. Ce sont eux qui ont sorti l’EP culte Le Retour de l’Ame Soul, sans pour autant éclater sur la scène hexagonale.

Ce n’est que vers 1997, avec la compilation Chroniques de Mars, que Faf le Stormbringa se lance en tant qu’artiste solo et laisse éclater ses dons de MCing au grand jour. Imhotep l’avait pris son sous aile en le signant préalablement sur son label Kif Kif Production. Il a même droit à un passage remarqué en radio avec « La Garde meurt mais ne se rend pas » aux côtés de son aîné. L’année suivante, Faf montre une autre facette de lui avec le personnage « Le Fainéant » sur Sad Hill de Kheops, plein d’humour et de dérision. 1999 est l’année du grand saut, C’est ma Cause vient bousculer les sorties rap français avec un Hip Hop 100% aux normes marseillaises.

(Chronique écrite en 2007 rééditée en 2016)

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IAM « Ombre est Lumière » @@@@@©


En 1993, la Cité Phocéenne assistait à l’avènement du projet pharaonique des Imperial Asiatic Men, un événement sans précédent qui allait marquer à jamais le Hip Hop en France : Ombre est Lumière, premier double-album de l’histoire du rap. La venue du deuxième album d’IAM a été saluée par la population française, chantant tous en chœur leur hymne glorieux « Le Feu », dont le refrain a été inspiré à l’origine des chants footballistiques en l’honneur de leur fière équipe de l’Olympique de Marseille fraîchement championne d’Europe.

Rétrospective originale écrite en 2007

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Ice Cube « Lethal Injection » @@@@½©


1992-93 ont été des années importantes puisqu’elles furent les débuts de la propagation du G Funk de Dr Dre sur toute la côte ouest américaine puis sur l’ensemble du territoire américain. Désormais, si on voulait faire du son rap westcoast, il fallait s’armer de grosses basses, de synthés aigus ou encore de samples bien gras de P Funk pour que le charme agisse. Et finalement Ice Cube s’est laissé séduire par ces nouvelles sonorités pour entrer dans le moule avec ‘Lethal Injection‘, successeur de ‘Death Certificate‘ que la plupart de ses fans considère comme son meilleur album.

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Snoop Doggy Dogg « Doggystyle » @@@@@©


Si on veut parler d’une grande époque du rap, transportez-vous en  1993/94. L’ex NWA Dr Dre et le baron rouge Suge Knight, géraient la structure Death Row, une machine qui domina de la Westcoast et rasa une partie de la Eastcoast jusque 1997 à peu près. Mais bien avant cela, petit prologue : Ice T engendra les prémices d’un rap dit ‘gangsta’, dont les Niggaz Wit Attitude avaient définitivement enfoncé le clou avec le grand classique Straight Outta Compton. Dr Dre, Andre Young de son prénom, avait par la suite découvert le talent d’un jeune dealer de Long Beach à la silhouette filiforme, tout de bleu vêtu (couleur du gang des Crips), au flow laid back et accrocheur, autant que son sobriquet : Calvin Broadus, alias Snoop Doggy Dogg.

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Ice Cube « The Predator » @@@@½©


Le « négro que l’on aime détester » Oshea Jackson alias Ice Cube avait semble-t-il franchi le seuil critique avec ‘AmeriKKKa’s Most Wanted‘ en 1991. Beaucoup de détracteurs lui imputaient le fait que cet album était l’une des étincelles qui auraient provoqué les fameuses émeutes de 92 à L.A.. C’est dans ce contexte brûlant que le ‘boy in da hood’ qui a de l’attitude enfonça le clou avec ‘The Predator‘, toujours aussi engagé socialement et politiquement.

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Redman « Whut ?!? Thee Album » @@@@½


Fiche signalétique

Nom/Prénom : Noble, Reggie
Origine : New Jersey
Pseudonyme : Redman
Surnom : Funk Doctor Spock dit Funk Doc’
Producteur(s) : EPMD
Fonction : MC déchireur d’instrumentaux professionnel
Hobby(ies) : Disc-jockey et déchirer au microphone
Passion(s) : la puissance de la Funk, la weed, le Hip Hop et faire du rap pour déchirer sur les instrus
Qualité(s) : plein d’humour et très doué quand il s’agit de tout niquer
Défaut(s) : parfois râleur

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Dr Dre « The Chronic » @@@@@©


Voici notre premier grand classique G Funk, le résultat de la création d’un véritable titan, l’ex-NWA, Dr Dre. Certes le titre est contesté avec Livin’ Like Hustlers des Above the Law mais avec The Chronic on parle d’un bouleversement artistique et rapologique aux répercussions mondiales, au point de déplacer le centre névralgique du Hip Hop vers Los Angeles. Bref, nous sommes fin 1992/début 1993, une seconde révolution instiguée par Dr Dre est en marche. Pourtant le principe du G Funk est simple : sampler l’héritage de la Westcoast, c’est-à-dire le P Funk californien (mais pas que) et poser dessus des rimes hardcores et gangsta. Le résultat est à la hauteur du succès : phénoménal.

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Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

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