De La Soul « 3 Feet High and Rising » @@@@@©


Nous sommes à la toute fin des années 80, plus exactement en 1989, le Hip Hop terminait son âge de Bronze quand sortait ce mythique ‘platinum classic‘. Bon, dans les faits, cet album haut en couleurs et fleuri a mis une grosse dizaine d’années avant d’être moulé dans ce métal précieux pour s’être écoulé au million d’unités, mais ça en dit déjà long sur le caractère imputrescible de 3 Feet High & Rising débordant de créativité et tout à fait original, même un quart de siècle plus tard.

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The D.O.C. « No One Can Do It Better » @@@@@©


Petit point historique. Fin des années 90, les Niggaz Wit Attitude écument les charts avec un nouveau genre de rap, appelé officiellement gangsta rap, qui a éclaté dans les rues comme un bâton de dynamite avec leur ‘Straight Outta Compton‘.

Dans l’ombre du groupe, The D.O.C., acronyme que l’on retrouve sur les habits de détenus (Departement Of Correction) et n’a donc aucun rapport avec la médecine, est auteur-rappeur californien, comme on peut s’en douter, évoluant au sein de la sphaère des NWA en étant signé sur Ruthless Records, le label d’Eazy-E et Jerry Heller (qui vient de nous quitter), et accessoirement ghostwriter du groupe pour Dre et Eazy. C’est aussi le premier artiste rap solo produit par ce cher Dr Dre. Indiscutablement, ‘No One Can Do It Better‘ est un immense classique du rap westcoast de plus de 25 ans d’âge c’est-à-dire encore loin des samples clintoniens mais incroyablement funky.

Chronique rééditée en Septembre 2016

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Public Enemy « It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back » @@@@@©


Eté 1988, un tremblement de terre surgit de Long Island : « Rebel Without a Pause ». Un tremblement d’une intensité similaire à celle survenue sur la côte californienne avec l’arrivée de Straight Outta Compton des N.W.A. Cette sirène (qui est en faite une boucle de cuivre retravaillée) qui élève le niveau d’alerte à l’état d’urgence, des lyrics conscients très durs mais pas négatifs : une parfaite description du style de ce groupe mythique, mais ce n’est pourtant qu’un aperçu de ce que nous réserve ’It takes a nation of millions to hold us back’. Un véritable lance-missiles ! Les sirènes hurlent dès l’intro, et l’on est immédiatement amené à faire du bruit par la suite. On n’aurait pratiquement pu rêver meilleure introduction à l’album.

Chronique originale écrite sur Rap2K en Octobre 2005

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N.W.A. « Straight Outta Compton » @@@@@©


1988. Un tremblement de terre de magnitude 9 sévit en Californie. L’épicentre se situe au niveau d’une villes les plus chaudes de la banlieue de Los Angeles, à Compton. Cinq Niggaz Wit Attitude sont à l’origine de ces secousses dans les rues de L.A. et les bureaux de police, chamboulant toutes les règles préétablies du hip hop (unity, peace, love and having fun haha) : Ice Cube la plume incisive et engagée, le génial Eazy ‘motherfucking’ E qui gère aussi le business, MC Ren, le légendaire producteur/rappeur Dr Dre et enfin DJ Yella. Il y a eu aussi Arabian Prince mais il quitta le groupe après leur premier EP auto-produit NWA, EP qui a servi de première pièce de base à ce monument du rap.

Débarquant de manière brutale, nos NWA ont enfoncé des portes et frappé un coup à la nuque du Hip Hop. Une révolution était en marche : celle de l’émergence d’un gangsta-rap revendicateur et difficilement contrôlable. Straight Outta Compton a connu un retentissement tel que non seulement le monde du rap de l’époque s’en est trouvé affecté, voire métamorphosé, mais aussi tous les Etats-Unis, du plus simple citoyen aux hauts fonctionnaires qui cherchaient à tout prix à endiguer l’influence du « groupe le plus dangereux du monde ».

Cette chronique a été écrite bien avant la sortie du biopic Straight Outta Compton.

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LL Cool J « Radio » @@@@½


Milieu des années 80, le mouvement Hip Hop commence à s’organiser avec la création de labels comme Tommy Boy. À cette époque, Russell Simmons (qui n’est autre le frère de Joseph Simmons alias Rev Run des Run DMC) s’associe avec Rick Rubin et Lyor Cohen pour entrer dans le patrimoine du Hip Hop en fondant la structure Def Jam Recordings. L’un des tout premiers artistes à y être signé est un MC qui se prénomme James Todd Smith, il a dix-sept ans et vient de Queensbridge. Son pseudonyme à rallonge qui est le suivant, Ladies Love Cool James, n’évoque pas grande chose pour certains mais le diminutif Ll Cool J, c’est sûrement le cas. C’est ainsi que ‘Radio‘, sorti en 1985, sera le tout premier album de LL mais aussi le premier LP édité par Def Jam. C’est un fait, un fait un historique.

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Beastie Boys « Licensed to Ill » @@@@½©


1986, la musique Hip Hop est en plein essor et voit les premières structures fleurir de toute part (Tommy Boy, Cold Chillin’, Def Jam Recordings…). Un mouvement dont l’ampleur à cette époque était bien sous-estimé et décrié par des gens qui n’envisageaient pas une minute de voir le rap devenir un genre majeur, un style qui englobait une multitude d’adeptes de différents styles musicaux : le reggae, la funk, la soul, le jazz, le blues, le spoken-word, l’électro (qui en était à ses balbutiements) et… le rock’n roll baby !

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Shyne « Godfather Buried Alive » @@@@


Shyne, la ‘copie’ de Notorious BIG, le gangster martyr de Brooklyn, l’adepte de la zonzon depuis l’âge de quatorze ans, le même qui a purgé une peine de dix ans d’emprisonnement pour avoir ouvert le feu dans une boîte de nuit et reconnu coupable afin de sauver la peau de son mécène P Diddy… Sombre histoire.

Sa carrière aurait pu s’arrêter net avec au compteur un album éponyme qui n’a pas fait l’unanimité (ni atteint le statut de platine qui lui était destiné). Controversé ou adulé, Shyne ne laissait personne indifférent, au point d’être le sujet des convoitises des gros labels du rap après avoir été ‘licencié’ (pour être poli) par Bad Boy Records. C’est Def Jam Recordings qui raflera la signature en proposant le contrat le plus juteux (on parlait d’un montant avec un 3 suivi de 6 zéros).

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Ja Rule « Blood In My Eye » @@@


Après nous avoir habitué à des hits r&b formatés au possible sur ces deux précédents albums Pain Is Love et l’affligeant The Last Temptation, après avoir massivement participé à de nombreux featurings (toujours r&b) en poussant sa grosse voix raillarde, ce qui a fait aussi bien son succès commercial que sa perte d’intérêt, Ja Rule revient à ses sources en opérant un demi-tour au rap hardcore. Le revirement était risqué et assumé mais c’était dans l’intention, honnête, de vouloir montrer de quel bois il se chauffe lorsqu’on lui chercher des noises.

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Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

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