Pete Rock « Soul Survivor » @@@@@


Dans la famille ‘albums incontournables de producteurs hip hop légendaires’, je choisis ‘Soul Survivor‘ premier du nom, sorti en 1998, soit quatre ans après le dernier album sorti avec son fidèle acolyte CL Smooth. Inutile de décrire la qualité de sa musique une nouvelle fois pour passer directement à la liste exceptionnelle des invités présents de ce grand classique du Chocolate Boy Wonder gravé dans les mémoires du hip hop.

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R Kelly « R. » @@@@@


R, la 18e lettre, cela nous rappelle ce grand morceau de Rakim. R. c’est aussi le plus grand double album du rhythm & blues, si ce n’est le seul. R comme Robert, le prénom du grand R Kelly, le ‘R’ de R&B, celui qui à l’époque était propre de tout jugement, celui qu’on ne considérait que par son immense talent de chanteur/ auteur/ compositeur/ interprète. Au point que Micheal Jackson en personne lui avait demandé ses services pour la chanson « You Are Not Alone ». Et le grand Micheal Jordan pour les besoins de la bande originale de Space Jam, sur laquelle il a écrit ce grand classique « I Believe I Can Fly », orchestrant à merveille cette symphonie de violon et les chœurs gospel. R Kelly faisait partie de la cour des grands, côtoyant les personnalités les plus respectables et idolâtrées de la communauté afro-américaine, mais pas seulement : Hollywood le subventionne pour le troisième volet de Batman, avec la chanson « Gotham City », et il alla jusqu’à attirer les faveurs de Céline Dion pour un duo (pop), « I’m Your Angel ».

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Redman « Doc’s Da Name 2000 » @@@@½


Redman est ce trublion complètement barge découvert il y a plus de dix ans par Erick Sermon, la moitié d’EPMD. D’abord DJ reconverti au MCing, « l’homme rouge » est un rappeur énergique et génial capable de dénaturer n’importe quels instrumentaux, ce qui lui a valu la place dans le trio de feu Def Squad avec Keith Murray, mais aussi de faire de surprenants duos avec son comparse Methodman du Wu-Tang.

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Jay-Z « Vol.2… Hard Knock Life » @@@@½


Après l’échec consommé et consommable du premier volet, Jay-Z entend bien renouer avec le succès avec ce Volume 2 de la trilogie ‘Life’ moins d’un an. Si Reasonable Doubt, la référence, a connu un immense succès critique, Hard Knock Life est son égal en terme de succès commercial. Les résultats sont colossaux : plus de six millions d’albums vendus à travers le monde (5 fois platine aux US en moins de deux ans), soit plus que la somme des ventes des deux premiers albums, et surtout une victoire au Grammy Awards catégorie Album Rap en 99. Roc A Fella Records devient désormais une usine à hits, un label qui commence à peser de plus en plus lourd. Quant au rappeur, il va pouvoir enfin triompher d’une renommée internationale.

Retrospective écrite en Aout 2004 revue en 2016

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Nate Dogg « G Funk Classics vol.1 & 2 » @@@@©


Avant même d’avoir sorti un album, Nate Dogg était devenu une véritable légende vivante de la Côte Ouest, une valeur sûre dans le rap game, LE crooner hardcore par excellence dont il fallait payer le prix pour un refrain ou un petit couplet teinté de sa voix d’or, un ténor qui a longuement participé à l’essor du G Funk et du gangsta-rap d’une manière générale. Nate était destiné à marquer l’histoire de la musique et sans doute qu’il le ferait encore aujourd’hui si des problèmes cardiaques n’avaient pas eu raison de lui, c’est dire s’il manque.

Chronique rééditée en Septembre 2016

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« Taxi » (bande originale du film) @@@@½


Quel été que cet été 98. L’équipe de France de football fait un triomphe lors de la Coupe du Monde au Stade de France, alors que personne ne les donnait gagnants. C’est grâce à une équipe soudée, consolidée autour du marseillais Zinédine Zidane, et le soutien du public qu’Aimé Jacquet et les Bleus ont pu brandir le trophée un certain 12 Juillet, avançant la date de Fête Nationale de deux jours.

Parallèlement dans les salles obscures, le film Taxi fait un triomphe au cinéma, alors que personne n’aurait parié sur un tandem d’inconnus, Samy Naceri et Frederic Diefenthal. C’est grâce à une 406 blanche tunée dévalant les rues de Marseille, et d’une bonne dose d’humour, que Luc Besson a pu signer un nouveau succès au box-office français. Dans les bacs, la bande originale du film fait également un carton monstre, alors que l’accent a été mis sur des rappeurs marseillais méconnus et d’autres venus de la capitale. Parrainée par le groupe IAM, dirigé par le maître à penser Akhenaton, et le soutien des amateurs de rap français, cette BOF de Taxi a fait platine, soit plus de 300 000ex écoulés en ce temps.

Chronique écrite en Février 2007

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Outkast « Aquemini » @@@@@


« Even the sun goes down, heroes eventually die/
Horoscopes often lie and sometimes ‘y’/
Nohting is for sure, nothing is for certain/
But until they close the curtain, it’s him & I, Aquemini »

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DMX « It’s Dark and Hell is Hot » @@@@©


1998 fut l’année de l’avènement d’un artiste estampillé Def Jam : Earl Simmons alias Dark Man X dit DMX. Nouvel élément débarquant directement des caniveaux du Yonkers, il permettait aussi au label de faire un pont plus solide et direct avec la rue, en s’appuyant sur la street credibility de ce pittbull vacciné contre la rage. Une analogie canine récurrente puisque DMX a une voix rauque, grogne et aboie sur ses tracks. Devenu un héros des rues de New York, ce rappeur le plus ‘hot’ de la fin des années 90 sortait un album sombre, chaud comme la braise et crasseux comme la suie: It’s Dark And Hell Is Hot.

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Imhotep « Chroniques de Mars » @@@@½


Dans l’Ancienne Egypte, Imhotep, prêtre et grand architecte, fut l’instigateur de la construction des premières pyramides. 3500 ans plus tard, dans la Cité Phocéenne qui borde l’autre rive de la Méditerranée, la dynastie IAM menée par le pharaon Akhenaton étend son territoire et leur suprématie dans le paysage Hip Hop français depuis leur temple martien. C’est le début de l’ère de L’Ecole du Micro d’Argent.

Les premières années qui ont suivi cette campagne ont été fructueuses, les conquérants des Imperial Asiatic Men ont chacun pris possession de différents domaines d’influence afin d’élargir leur institution : Khéops s’est installé sur la colline mortuaire de Sad Hill, Shurik’n la ville de Marseille (Où je vis), devenue un temps la capitale du rap français, AKH le monde du cinéma (la BO de Taxi) et Freeman L’Palais de Justice. Quant à Imhotep, l’architecte sonore et « tonton » du groupe revient à sa première vocation, l’éducation, afin de former les futurs espoirs marseillais à l’apprentissage du maniement du microphone argenté. L’album est sorti l’année 98, en mars, évidemment (on invente rien).

Chronique originale écrite en Février 2007

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Gang Starr « Moment of Truth » @@@@@©


Gangstarr, c’est d’abord un configuration très basique : un DJ et un MC, en parfaite symbiose. D’un côté, aux platines nous avons l’inoxydable DJ Premier et de l’autre, au micro, le grand maître à penser Guru. C’est grâce à cette alchimie totale entre ces deux hommes que nombreux de leurs albums sont devenus cultes, classiques, jusqu’à atteindre le sommet de leur art avec Moment Of Truth, presque dix ans après leur premier album, No More Mr Nice Guy sorti en 1989.

Chronique originale écrite en 2004

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Big Pun « Capital Punishment » @@@@@


Top. Avec Biggie, il était un « poids lourd » par excellence, un rappeur d’exception, d’environ 200 kilogrammes de lipides. Découvert par Fat Joe, il était en quelque sorte l’élève qui a surpassé le maître, une étoile devenue malheureusement filante puisqu’il nous a quitté le 7 Février 2000, encore très jeune (il n’avait que 28 ans). Malgré une vie trop courte stoppée par un arrêt cardiaque dû à une obésité presque handicapante, le portoricain membre du Terror Squad nous a offert l’un des meilleurs classiques new-yorkais de la fin des nineties avec Capital Punishment. Vous l’avez sûrement deviné, je suis… je suis…? Christopher « Big Punisher » Rios.

Retrospective originale écrite en 2004 revue en 2016

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« The Miseducation of… » Lauryn Hill @@@@@


Dans les archives mémorielles des cinéphiles avertis, Lauryn Hill a sûrement laissé une trace rétinienne et auditive avec Sister Act, Act II aux côtés de Whoopy Goldberg en 1993. Pour beaucoup d’autres, l’envoûtement s’est produit l’été 96, toujours émus par cette splendide reprise de « Killing Me Softly » de Roberta Flack par les Fugees, devenue aussi incontournable que l’originale. Impatients de voir éclore une future grande artiste de la musique afro-américaine, il aura fallu d’abord languir deux années après le succès international de The Score avant de voir cette nouvelle reine de la Soul et du Hip Hop s’émanciper et prendre son envol avec un premier album solo, The Miseducation of Lauryn Hill.

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Will Smith « Big Willie Style » @@@½


Fin des années 80, début 90, Willard Smith aka The Fresh Prince et son acolyte DJ Jazzy Jeff avaient mis sur la carte Hip Hop la ville de Philadelphie avec un rap soft et festif et des tubes comme « Boom Shake The Room » et « Parents Just Don’t Understand« . Il décida ensuite de mettre sa carrière de rappeur entre parenthèse pour être la vedette de la sitcom culte le Prince de Bel Air, un trampoline pour démarrer sa carrière cinématographique. Le succès du film Men In Black et son single du même nom ont permis de faire la promotion de son tout premier album solo modestement intitulé ‘Big Willie Style‘.

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Jay-Z « In My Lifetime, Vol. 1 » @@@½


Après avoir contracté un deal avec Def Jam Recordings pour son label Roc A Fella Records, Jay-Z voit les choses en grand en développant nouveau concept dans le rap : faire une trilogie et In My Lifetime en est le premier volet de cette trilogie ‘Life’ . Le virage de ce second album n’est guère évident, Jigga est en plein succès consécutivement à un Reasonable Doubt qui allait bientôt gagner le titre de classique. Entre-temps, il aura perdu un être cher, l’immense Notorious BIG. Par défaut, Jay devient la grosse star de Brooklyn et pourra s’apprêter à reprendre le titre de King Of New York, mais pas immédiatement. In My Lifetime est un second album mal aimé et par ricochet, mésestimé. En effet, même si ce volume a atteint la consécration de platine, Jay-Z s’est lancé dans un style plus facile, plus accessible, limite crossover…

Retrospective écrite en 2004 revue en 2016

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Common « One Day It’ll All Make Sense » @@@@½


Pendant les deux ans et neuf mois qui ont suivi Resurrection, Common a perdu son Sense, son deuxième album a été élevé au rang de classique et il a résolu à l’amiable son conflit avec Ice Cube. Mais les changements qui ont bouleversé la vie de Lonnie Rashid Lynn ne sont pas forcément ceux visibles, One Day It’ll All Make Sense est une thérapie, l’histoire d’une remise en question sur sa propre existence avant de poursuivre sa maturité en tant qu’adulte responsable. Cet album n’a pas été très sollicité par le public, parce qu’il ignore certainement que ce troisième opus est la mémoire de Common, l’album photo souvenir comme le confère la pochette qui le présente lui enfant avec sa mère disparue.

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Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

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