Notorious B.I.G. « Ready to Die » @@@@@©


On dit souvent que les œuvres des génies ont plus de valeur après leur mort. Ready To Die en est le parfait exemple.
1994. La Eastcoast allait connaître un nouveau phénomène de taille et de poids : Biggie Smalls, renommé The Notorious B.I.G. par son mentor et manager Puff Daddy. L’aventure commence quand cet ancien dealer, dit-on, fut découvert par Sean Combs dans un club de Brooklyn. Et le sobriquet que celui-ci a légué à son protégé n’avait rien d’anodin puisqu’il allait être la poule aux d’or du tout nouveau label Bad Boy Records, et bientôt le Roi de New-York. Catapulté au rang de star avec des singles ambivalents calibrés street et radio tels que « Juicy » (dont l’histoire raconte que le beat était conçu à l’origine par Pete Rock), « Party & Bullshit » ou l’incroyable remix de « Flava In Ya Ear » de Craig Mack, Christopher Wallace est devenu avec Nas et le Wu-Tang Clan le plus fier représentant de la côte est. Quinze ans après son assassinat, sa légende ne dépérit toujours pas et son nom sera à jamais ancré dans l’histoire du Hip Hop.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie.

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Wu-Tang Clan « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » @@@@@©


9 Novembre 1993. Cette histoire, on la connaît tous, jusque sur le bout des ongles, comme chacun des refrains de ce monument sacré.

Enter The Wu-Tang (Loud Records) raconte les débuts de huit combattants légendaires venus de Brooklyn et Staten Island, rebaptisé Shaolin, et de leur abbé, ce maître à penser qui les guidera tels les pièces d’un échiquier dans leur conquête du rap new-yorkais, de la Eastcoast puis de tous les States, et enfin, du monde entier. Il n’y avait pas de hiérarchie pré-établie dans ce groupe soudé né dans les rues de deux ghettos new-yorkais. Si Raekwon avait l’attribut de chef…

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De La Soul « Buhloone Mindstate » @@@@@©


Ce troisième album des De La Soul… comment s’écrit-il déjà ? On ne sait jamais correctement écrire son intitulé du premier coup et pour d’injustes causes car il s’agit de l’album de De La le plus sous-estimé qui soit, celui dont on oublie souvent l’existence, celui qui a fait le moins de bruit, qui ne s’est pas vendu des masses. Et c’est réellement injuste parce que c’est passer à côté d’une vraie merveille. Alors revoici le titre : Buhloone Mindstate, pour ‘balloon’ (traduction non-nécessaire), métaphore qui veut dire « avoir pris la grosse tête »…

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FAF Larage « C’est ma cause » @@@@@


Jeune frère de Shurik’n, Faf Larage a fait ses classes rapologiques dans l’ombre du groupe IAM pendant la tournée d’Ombre est Lumière, au sein du collectif des Soul Swing N Radikal (composé de lui, Def Bond et K-Rhyme Le Roi. Ce sont eux qui ont sorti l’EP culte Le Retour de l’Ame Soul, sans pour autant éclater sur la scène hexagonale.

Ce n’est que vers 1997, avec la compilation Chroniques de Mars, que Faf le Stormbringa se lance en tant qu’artiste solo et laisse éclater ses dons de MCing au grand jour. Imhotep l’avait pris son sous aile en le signant préalablement sur son label Kif Kif Production. Il a même droit à un passage remarqué en radio avec « La Garde meurt mais ne se rend pas » aux côtés de son aîné. L’année suivante, Faf montre une autre facette de lui avec le personnage « Le Fainéant » sur Sad Hill de Kheops, plein d’humour et de dérision. 1999 est l’année du grand saut, C’est ma Cause vient bousculer les sorties rap français avec un Hip Hop 100% aux normes marseillaises.

(Chronique écrite en 2007 rééditée en 2016)

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IAM « Ombre est Lumière » @@@@@©


En 1993, la Cité Phocéenne assistait à l’avènement du projet pharaonique des Imperial Asiatic Men, un événement sans précédent qui allait marquer à jamais le Hip Hop en France : Ombre est Lumière, premier double-album de l’histoire du rap. La venue du deuxième album d’IAM a été saluée par la population française, chantant tous en chœur leur hymne glorieux « Le Feu », dont le refrain a été inspiré à l’origine des chants footballistiques en l’honneur de leur fière équipe de l’Olympique de Marseille fraîchement championne d’Europe.

Rétrospective originale écrite en 2007

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Ice Cube « Lethal Injection » @@@@½©


1992-93 ont été des années importantes puisqu’elles furent les débuts de la propagation du G Funk de Dr Dre sur toute la côte ouest américaine puis sur l’ensemble du territoire américain. Désormais, si on voulait faire du son rap westcoast, il fallait s’armer de grosses basses, de synthés aigus ou encore de samples bien gras de P Funk pour que le charme agisse. Et finalement Ice Cube s’est laissé séduire par ces nouvelles sonorités pour entrer dans le moule avec ‘Lethal Injection‘, successeur de ‘Death Certificate‘ que la plupart de ses fans considère comme son meilleur album.

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Snoop Doggy Dogg « Doggystyle » @@@@@©


Si on veut parler d’une grande époque du rap, transportez-vous en  1993/94. L’ex NWA Dr Dre et le baron rouge Suge Knight, géraient la structure Death Row, une machine qui domina de la Westcoast et rasa une partie de la Eastcoast jusque 1997 à peu près. Mais bien avant cela, petit prologue : Ice T engendra les prémices d’un rap dit ‘gangsta’, dont les Niggaz Wit Attitude avaient définitivement enfoncé le clou avec le grand classique Straight Outta Compton. Dr Dre, Andre Young de son prénom, avait par la suite découvert le talent d’un jeune dealer de Long Beach à la silhouette filiforme, tout de bleu vêtu (couleur du gang des Crips), au flow laid back et accrocheur, autant que son sobriquet : Calvin Broadus, alias Snoop Doggy Dogg.

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Ice Cube « The Predator » @@@@½©


Le « négro que l’on aime détester » Oshea Jackson alias Ice Cube avait semble-t-il franchi le seuil critique avec ‘AmeriKKKa’s Most Wanted‘ en 1991. Beaucoup de détracteurs lui imputaient le fait que cet album était l’une des étincelles qui auraient provoqué les fameuses émeutes de 92 à L.A.. C’est dans ce contexte brûlant que le ‘boy in da hood’ qui a de l’attitude enfonça le clou avec ‘The Predator‘, toujours aussi engagé socialement et politiquement.

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Redman « Whut ?!? Thee Album » @@@@½


Fiche signalétique

Nom/Prénom : Noble, Reggie
Origine : New Jersey
Pseudonyme : Redman
Surnom : Funk Doctor Spock dit Funk Doc’
Producteur(s) : EPMD
Fonction : MC déchireur d’instrumentaux professionnel
Hobby(ies) : Disc-jockey et déchirer au microphone
Passion(s) : la puissance de la Funk, la weed, le Hip Hop et faire du rap pour déchirer sur les instrus
Qualité(s) : plein d’humour et très doué quand il s’agit de tout niquer
Défaut(s) : parfois râleur

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Dr Dre « The Chronic » @@@@@©


Voici notre premier grand classique G Funk, le résultat de la création d’un véritable titan, l’ex-NWA, Dr Dre. Certes le titre est contesté avec Livin’ Like Hustlers des Above the Law mais avec The Chronic on parle d’un bouleversement artistique et rapologique aux répercussions mondiales, au point de déplacer le centre névralgique du Hip Hop vers Los Angeles. Bref, nous sommes fin 1992/début 1993, une seconde révolution instiguée par Dr Dre est en marche. Pourtant le principe du G Funk est simple : sampler l’héritage de la Westcoast, c’est-à-dire le P Funk californien (mais pas que) et poser dessus des rimes hardcores et gangsta. Le résultat est à la hauteur du succès : phénoménal.

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De La Soul « De La Soul is Dead » @@@@@©


Nouvel album, nouvelle décennie, à double titre : nous plaçons le curseur sur l’année 1991 et les De La ont passé la barre de la vingtaine. Et cet intitulé accompagné d’une pochette qui laissent perplexe : De La Soul is Dead et un pot de fleur brisé. Que tout le monde se rassure, il n’y a pas eu de suicide collectif, ils sont bel et bien en vie et se portent superbement bien. Simplement, ils ont tenu à enterrer leur image de hippie, pour anticiper les critiques dans le milieu à leur sujet, pour se rebeller, pour se démarquer, il y a eu X raisons valables à cela…

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IAM « … de la Planète Mars » @@@@½©


Début des années 90, la France allait connaître un second pôle co-dominant avec Paris en matière de Hip Hop français :  la cité phocéenne de Marseille. À cette époque, seuls les connaisseurs et passionnés commençaient à prendre le rap à bras le corps et kicker des rimes pour faire comme les grands frères Américains mais à la sauce du pays. C’est alors qu’un « genre nouveau », si on peut dire, commence à émerger dans l’Hexagone, une musique de la rue, refusant la politique établie, revendicatrice, emmenant avec elles tous les clichés qualifiés de violents par les médias qui allaient avec. C’est dans ce contexte que six marseillais allaient mettre le pied dans l’inconnu. Leur aventure dans l’inconnu avait commencé en 1989 avec une cassette furtive judicieusement intitulée « concept »…

Rétrospective écrite en Juillet 2004

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Public Enemy « Fear of Black Planet » @@@@@©


De nos envoyés spéciaux de la Planète Noire, Chuck D, Flava Flav, Professor Griff et DJ Terminator X assènent en 1990 un troisième coup dans la nuque des institutions américaines avec ‘Fear Of A Black Planet’. Cette ogive garde la même recette que les opus précédents (surtout ‘It Takes A Nation…’), en se focalisant plus particulièrement sur les thèmes afro-américains en cette période de crise régie par le président républicain George Bush senior qui avait peur d’une sorte de ‘grand remplacement’. L’artillerie lourde est de sortie, tous revendiquant, militant, pour une démocratie pseudo-anarchiste, la reconnaissance et la compréhension d’une sous-population urbaine trop écartée de l’intelligentsia new-yorkaise.

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De La Soul « 3 Feet High and Rising » @@@@@©


Nous sommes à la toute fin des années 80, plus exactement en 1989, le Hip Hop terminait son âge de Bronze quand sortait ce mythique ‘platinum classic‘. Bon, dans les faits, cet album haut en couleurs et fleuri a mis une grosse dizaine d’années avant d’être moulé dans ce métal précieux pour s’être écoulé au million d’unités, mais ça en dit déjà long sur le caractère imputrescible de 3 Feet High & Rising débordant de créativité et tout à fait original, même un quart de siècle plus tard.

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The D.O.C. « No One Can Do It Better » @@@@@©


Petit point historique. Fin des années 90, les Niggaz Wit Attitude écument les charts avec un nouveau genre de rap, appelé officiellement gangsta rap, qui a éclaté dans les rues comme un bâton de dynamite avec leur ‘Straight Outta Compton‘.

Dans l’ombre du groupe, The D.O.C., acronyme que l’on retrouve sur les habits de détenus (Departement Of Correction) et n’a donc aucun rapport avec la médecine, est auteur-rappeur californien, comme on peut s’en douter, évoluant au sein de la sphaère des NWA en étant signé sur Ruthless Records, le label d’Eazy-E et Jerry Heller (qui vient de nous quitter), et accessoirement ghostwriter du groupe pour Dre et Eazy. C’est aussi le premier artiste rap solo produit par ce cher Dr Dre. Indiscutablement, ‘No One Can Do It Better‘ est un immense classique du rap westcoast de plus de 25 ans d’âge c’est-à-dire encore loin des samples clintoniens mais incroyablement funky.

Chronique rééditée en Septembre 2016

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Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

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