P Diddy & The Bad Boy Family « The Saga Continues… » @@@@


Période de crise chez Bad Boy Records. La débâcle a commencé lorsque Mase s’est retiré du rap game à la surprise générale l’été 1999 pour s’adonner à la vie pastorale alors qu’il venait tout juste de sortir son second album. Quant au second album de Puff Daddy (‘Forever‘) sorti cette même année, c’était la goutte d’eau en trop : recycler des vieux hits passés de mode finirait forcément par lasser. La séance de rattrappage avec l’album posthume de Notorious BIG (‘Born Again’) n’a pas nécessairement renfloué les caisses du label malgré le succès du single « Dead Wrong« , le duo d’anthologie avec Eminem. Et pour clore le tout, la fameuse affaire de la boîte de Miami avec une inculpation pour meurtre qui aurait pu stopper net sa carrière. Après de multiples séances à rebondissements devant les tribunaux, la ‘bomba latina’ se fait la malle, son dernier protégé Shyne prend neuf ans de prison ferme à la place de son boss qui, tranquillou, se renomme P Diddy. Il était temps d’effacer l’ardoise et repartir sur de nouvelles bases.

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2Pac « Until The End of Time » @@@@


La mort de 2Pac a longtemps été une grande énigme. Il y a de quoi rester subjugué : après un premier double album posthume ‘R U Still Down ? (Remember Me)‘ et ‘Still I Rise’ avec son posse les Outlawz, le mythe se perpétue avec ce second double-disque au titre énigmatique : ‘Until The End Of Time‘. Imaginez déjà le nombre d’heures passées en studio avant son décès! C’est évident que celà tient du record, et apparemment les fonds de tiroirs ou d’archives sont toujours florissants. Les fanatiques du saint homme sont aux anges, mais qu’en pense l’auditeur averti?

Rétrospective écrite en 2004

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Jay Dee aka J Dilla « Welcome 2 Detroit » @@@@1/2


De 1995 à 2000, Jay Dee s’est solidement construit un nom dans le milieu rap, de groupes en mouvances et inversement. Jeune beatmaker au potentiel exponentiel, il intègre The Ummah, le pool de production de Native Tongues composé de Ali Shaheed Muhammad et Q-Tip, et produit avec eux Beat, Rhymes & Life et The Love Movement des Tribe Called Quest. Entre deux, il vole à l’autre bout des Etats-Unis pour produire des instrus pour Labcabincalifornia des californiens The Pharcyde, comme le mythique « Drop », il signe l’anthologie « Stake Is High » des De La Soul, co-produit Amplified de l’ami Tip et lance son groupe Slum Village, reçu par d’excellentes critiques pour Fan-Tas-Tic Vol.2. Jay Dee aka J Dilla devient un pilier du mouvement Soulquarian et conçoit une partie d’un des chefs d’œuvre de Common, Like Water For Chocolate.

Que manquait-il à son tableau de chasse : un album solo. Au départ, il partait de l’idée de confectionner un LP de breakbeats, mais BBE Records lui donne carte blanche pour réaliser son album et ça a donné cette pièce de collection qu’est Welcome 2 Detroit. Jay Dee y étale tout son savoir-faire de producteur dans cette œuvre ressemblant davantage à un exercice de style personnel totalement libre, qui a notamment permis de révéler son entourage d’artistes aujourd’hui incontournables de la scène hip-hop/nusoul de Detroit, comme Phat Kat, les Frank-N-Dank, Elzhi et Dwele.

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Missy Elliott « Miss E… So Addictive » @@@@@


Quand on dit « Missy Elliott », on pense génie créatif, ingéniosité, textes sexuellement métaphoriques, son producteur et ami de toujours Timbaland, et bien plus encore. Après deux disques adulés par la critique et les clubs, Missy remet ça à l’aube du troisième millénaire avec une onde de choc, son troisième opus, ‘Miss E… So Addictive’. Au top de son inventivité et Timbo au sommet de sa forme, ce disque est consacré par beaucoup de fans du duo de Virginia Beach comme à ce jour le meilleur album solo de Missy Elliott.

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Snoop Dogg « Tha Last Meal » @@@@½


Osso Bucco façon Long Beach

Ingrédients :
– Des os, des biatches et de la weed ;
– Des bons producteurs : Dr Dre (chef des cuisines), Timbaland, Meech Wells, Scott Storch, Swizz Beatz, Soopafly, etc…
– Des featurings 95% gangsta de Tha Eastsidaz, Ice Cube, Kokane, Nate Dogg, Master P, MC Ren, Kurupt, Bad Azz, Eve, etc…
– De la sauce Gangsta aux épices californiennes;
– Une pochette inspirée de son classique Doggystyle, évoquant également son départ de Death Row.

Chronique originale écrite en Aout 2004 revue en 2016.

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Jay-Z « The Dynasty : Roc La Familia » @@@@½


Théoriquement,  Jay-Z était censé prendre sa retraite après sa trilogie Life. Mais c’était plus fort que lui, il a besoin du game et le game a besoin de lui. Avec de nouvelles chansons inscrites dans les méandres de ses neurones, il sort à l’automne 2000 son cinquième album ‘The Dynasty‘ sous-titrée ‘Roc La Famila‘, le Roc que Jayhovah sous son bandana noir signifie manuellement de ce signe triangulaire. Comprenez par là que ce LP n’est pas proprement dit un album ‘solo’ de Jay-Z, plutôt celui de son crew de Roc A Fella 2000 : Amil des Major Coins, Memphis Bleek, Beanie Siegel, Clue. Son entreprise ne connaissait pas la crise.

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R Kelly « TP2.com » @@@@@


TP-2.com, ou comment user du titre de l’album à des fins marketing. Malin le R Kelly*. Nous sommes en l’an 2000 et l’Internet est devenu le média incontournable à l’aube de ce troisième millénaire, que ce grand monsieur du R&B enjambe avec cette suite de Twelve Play, le nom de son tout premier album solo paru en 1993.

Chronique originale écrite le 4 Juillet 2007.

*le site internet n’existe plus aujourd’hui.

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Guru’s Jazzmatazz « Streetsoul » @@@@½


Après la Soul et Jazz, le troisième volet des Guru’s Jazzmatazz  Streetsoul propose comme thématique de fusion entre la Hip Hop et la Nusoul, le courant émergent dans la seconde moitié des années 90, très apprécié des férus de Soul/R&B et qui se développait à une vitesse folle. Le concept reste identique aux volume précédents : Guru supervise ce projet en proposant ses instrumentaux d’autres producteurs participants à l’album. Ensuite il pose son flow clair et ses raps intelligents à côté d’une sélection d’artistes représentants majoritairement la nouvelle génération soul music, dont une bonne partie issue du mouvement Soulquarian.

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Nelly « Country Grammar » @@@@


Parlons ventes directement: 8 point 5 millions de ‘Country Grammar‘ vendus rien qu’aux Etats-Unis, dont 3 vendus l’année de sa commercialisation  en 2000, joli score pour un premier disque. Le début du millénaire annonçait les prémices d’une vague sudiste qui jusque maintenant continue de tout engloutir comme un tsunami. À la différence près que Nelly n’est pas tout à fait du ‘Dirty South’ proprement dit, mais du ‘Midwest’, puisqu’il provient de St Louis pour être exact. Pour la comparaison, c’est comme si un rappeur qui débarquant d’Auvergne au début du millénaire se mettait à vendre plus de disques que les ténors IAM, Passi, NTM,…

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De La Soul « Art Official Intelligence : Mosaic Thump » @@@@½©


De La Soul (Tommy Boy Records)

-> spitkicker.com
//Art Official Intelligence
* Mosaïc Thump

plug_1: dave_west
plug_2: posdnuos
plug_3: maseo

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Common « Like Water For Chocolate » @@@@@


A l’aube du 3e millénaire, Common a pris un tournant dans sa carrière. De rappeur ‘hungry’ (affamé) avec son classique Resurrection et ses collaborations avec No ID (qui deviendra plus tard le mentor de Kanye West), le rappeur de Chi-town s’est grandement assagit et s’est rapproché du collectif des Soulquarians, rassemblait des figures du hip-hop et de la nusoul (James Poyser, ?uestlove, Roy Hargrove, Jay Dee, Badu, Bilal…). Imaginez déjà un fond d’instrumentaux jazzys et gavés de soul contemporaine pour accompagner le flow clair et la force des mots de Common Sense.

Chronique réécrite le 26 Juillet 2014

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DJ Quik « Balance & Options » @@@@@


La prison a été sûrement un tournant dans la carrière de DJ Quik, et cela s’était déjà bien ressenti déjà sur ‘Rythm-Al-Ism’. Plus serein dans sa musique, plus assagi mais pas moins gangsta, le californien originaire de Compton a pris conscience qu’il est l’un des producteur/rappeur les apprécié de la Westcoas. Quik a été et demeure encore le plus dangereux concurrent californien de Dr Dre, se mesurer à cette référence ultime l’a poussé et motivé à innover le genre et tirer sa musique vers le haut. Il nous livre donc en 2000 ‘Balance & Options’, un chef d’oeuvre (n’ayons pas peur des mots) résolument festif, enjoué et groove à souhait : du rap californien comme tout le monde aime, à la folie.

Chronique originale écrite en 2005

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Slum Village « Fan-Tas-Tic vol.2 » @@@@@


Originaires de ghettos les plus défavorisés de Detroit, ce trio est initialement formé de deux MC, Baatin et T3, et du producteur/rappeur Jay Dee perce dans l’underground d’abord sous le nom de J-88 avec le single « The Look of Love » et un premier album qui restera dans les cartons. Renommé Slum Village, le groupe prend le wagon Soulquarian en marche en suivant l’impulsion de son génial producteur qui est la pierre angulaire de ce mouvement rap/nusoul (incluant les Roots, Common, Erykah Badu…). Cette pièce de collection Fantastic Vol 2 a mis trois années pour naître. Ce premier album officiel des SV offrira autre visage de la scène rap de Detroit au milieu d’Eminem, ses D-12 et Royce Da 5’9.

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Xzibit « Restless » @@@@½


Un jour dans sa vie, un artiste confirmé a le mérite d’avoir le succès mérité. C’est le cas d’Xzibit : Deux premiers albums remarquables (At The Speed Of Life et 40 Dayz 40 Nights), des featurings remarqués (« Bitch Please » avec Snoop Dogg, « What’s The Difference » sur Chronic 2001), et un peu de ‘ghostwriting’ par ci par là… Ce qui a valu pour X To The Z le titre d’une des meilleures plumes de la côte ouest, bien qu’il soit parfois à cheval avec la Eastcoast. Un coup de baguette magique de Dr Dre plus tard, les disques d’or deviennent platine avec Restless. Explicitement parlant, cela veut bien dire que notre bon docteur a réalisé ce troisième album. Restless, mot qu’il s’est tatoué sur la nuque.

Retrospective écrite en Aout 2004 revue en Décembre 2015.

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Outkast « Stankonia » @@@@@


Life from the center of the Earth… Welcome on Stankonia, the place where all funky things come… would you like to come?

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Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

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