Mobb Deep « Infamous » @@@@@


Nom du groupe : Mobb Deep
Nom des membres : Havoc et Prodigy
Quartier : QueensBridge
Album : second, Infamous, certifié disque d’or aux US
Productions : Havoc avec l’aide de Q-Tip (The Abstract)
Date de sortie : 1995
Featurings : Big Noyd, Nas, Q-Tip, Raekwon, Ghostface…

Retrospective écrite en 2004 réécrite en 2015

Lire la suite Mobb Deep « Infamous » @@@@@

Ol’ Dirty Bastard « Return to the 36 Chambers : The Dirty Version » @@@@©


Personne ne l’a vu venir sur le remix de « Fantasy » de Mariah Carey pour poser un couplet -rectification-, un petit freestyle impromptu. Ol’Dirty c’est le mec qui, voilà comme ça, débarque pendant la fête pour foutre le bordel, de Brooklyn, d’où il vient, aux gens très loin là-bas au Japon. Sacré ODB… Personne n’a raté son entrée remarquée en dérapage sur « Shame on a Nigga » deux ans auparavant. Son rôle était clairement défini dès le départ sur la table, parmi les généraux du clans : c’est le (grand) fou. Le doux dingue qui fait tout de travers, la bête de foire, le bouffon du roi.

Lire la chronique dans son intégralité sur SURLmag →

2Pac « Me Against the World » @@@@½


Bon bon bon… ce qui va suivre, vous connaissez l’histoire mais je vais quand même la ressasser encore, une fois de plus n’est jamais trop. 2Pac a deux albums à son actif, 2Pacalypse Now et Strictly For My N.I.G.G.A.Z, et sa cote de popularité sur la côte ouest ne cesse de grimper en flèche. Inutile de rappeller que Tupac Shakur est un poète rappeur plutôt beau gosse, charismatique à souhait, parfois sulfureux, capable de toucher l’auditeur grâce à sa rage de vivre, sa profonde sincérité et son engagement politique. Bon ça, c’est déjà dit, rien de vraiment nouveau… En cette année 1994, il est le plus sérieux représentant de Westcoast et le contexte médiatique autour de ses frasques amplifie le phénomène mais surtout le buzz autour de son album en cours. Une vie de thug, c’est plein de rebondissements.

Lire la suite 2Pac « Me Against the World » @@@@½

The Roots « Do you want more ?!!!??! » @@@@@


Si la ville de Philadelphie a connu son essor rapologique, c’est sans doute grâce aux The Roots. Ce groupe de musiciens aurait pu faire du jazz grâce à ce côté scénique et instrumentalisé, à défaut ils furent les précurseurs du Hip Hop acoustique : tout est joué avec de vrais instruments live. Le noyau dur se compose alors d’Ahmir Thompson alias ?uestlove, aka l’un des meilleurs batteur au monde, de Leonard Nelson Hubbard aka Hub le (contre)bassiste, d’un certain Scott Storch aux claviers, et puis de Malik B et Tariq « Black Thought » Trotter le parolier/MC, les deux porte-paroles.

Lire la suite The Roots « Do you want more ?!!!??! » @@@@@

Method Man « Tical » @@@@©


On a beau chercher dans tous les sens sur Google, difficile de connaître l’origine du surnom de Ticallion Stallion dont s’est affublé Clifford Smith alias Method Man. Une chose semble évidente : sur l’échiquier du cerveau RZA, il est le cheval (‘ticallion’ signifie ‘étalon’). En raccourci, ça donne Tical, le nom de ce premier album paru en Novembre 94 non pas chez Loud Records comme le Wu-Tang, Def Jam ayant gagné le gros lot en signant l’homme ‘méth-tique’ tout de suite après le succès tout frais de Enter The Wu-Tang qui l’a mis sur les devants de la scène rap le temps d’un titre en solo. Faut battre le fer à cheval tant qu’il est chaud n’est-ce pas.

Lire l’article dans son intégralité sur SURLmag →

Redman « Dare Iz a Darkside » @@@@½


Ugh visages pâles, cafés et cacao !

Moi être grand sage Cheval Archer, pour venir délivrer message : Homme Peau Rouge pas content, lui avoir faim et vouloir communiquer avec signaux de fumées hallucinogènes. Homme Peau Rouge lancer défi à Homme Peau Rouge lui-même, faire musique avec propres mains et aller en guerre affronter les Eunuks. Homme Peau Rouge pas seul, aidé par amis chasseurs Def Squaw, Gi l’Ouragan et par tribu Hippie Emdi.

Secret à Homme Peau Rouge : esprit volatile. Totem à Homme Peau Rouge être ‘Chien Mangeur d’Herbe’, lui avoir rage dans ventre et être heureux grogner devant bâton musical, et dire incantations après beaucoup fumer calumet. Homme Peau Rouge prendre « Noorotic » avec Roc Sauvage dans contrées de « Green Island », pas loin territoire peuple Sioux Jersey. Mais Homme Peau Rouge vouloir gagner respect et courir vers ville New York, avec rythme qui fait bouger la terre et danse de la pluie moderne…

Lire la suite Redman « Dare Iz a Darkside » @@@@½

« Murder Was the Case » soundtrack @@@@@


Des soundtrack cultes gavées au gangsta-rap californien, ce n’est pas ce qui manquait dans les années 90. Boyz In Da Hood, Menace II Society, Above The Rim… et celle qui fait l’objet de cette rétrospective, Murder Was The Case, paru chez Death Row en 1994. Quelle drôle d’idée de faire une bande originale pour un mini-film d’une vingtaine de minutes qui met en scène le meurtre de Snoop Doggy Dogg, illustrant le titre du morceau même nom figurant sur son classique Doggystyle. Et pourtant c’est la meilleure BO sortie chez Death Row, et l’un des albums classiques du label, dans la stricte lignée de The Chronic et Doggystyle, avec plein d’autres gros durs qui rôdaient autour du label de Suge Knight et de la niche de Snoop.

Lire la suite « Murder Was the Case » soundtrack @@@@@

Common « Resurrection » @@@@@©


Ce très grand album restera toujours chéri, bien rangé sur l’étagère d’un passionné de rap averti, ne serait-ce parce qu’il est très important. Important d’abord de nous rappeler que Common a été un pionnier du rap de Chicago, en lui offrant avec Resurrection son premier classique, et lequel! complétant ainsi une année 94 très riche en classiques rap.

Rétrospective écrite en Octobre 2016

Lire la suite Common « Resurrection » @@@@@©

Outkast « Southernplayalisticadillacmuzik » @@@@@


Southernplayalisticadillacmuzik était d’avance indéfinissable tant les adjectifs manquent. Le premier chef d’oeuvre du binôme symbiotique engendré par Big Boi et Andre 3000 (alors qu’ils n’avaient même pas 18 piges) était prédestiné à devenir un énorme pilier du hip-hop d’Atlanta, puis un classique hip-hop (le premier d’une incroyable série discographique), et les rappeurs des monuments. 1994, soit la même année où Nas sortait Illmatic et Biggie Ready to Die, les OutKast brisaient déjà les barrières du rap américain tout entier, et pas seulement du Dirty South.

Lire la suite Outkast « Southernplayalisticadillacmuzik » @@@@@

Nas « Illmatic » @@@@@ ©


Premiers pas dans le rap, premier album, premier classique. Un Classique parmi les classiques Hip Hop, il n’y a pas d’autres nobles mots qui existent pour définir ce chef d’oeuvre qu’est Illmatic. Ce véritable génie de la narration qu’est Nasir Jones alias Nas, a placé la barre vraiment très, très haut, avant même que Notorious BIG ou Jay-Z furent signés en major. Difficile de trouver qui à l’époque était en mesure de l’égaler, peut-être le maître de la rime Rakim d’un point de vue lyrical.

Ce monument né le 19 Avril 1994 dans les projects du Queens de Long Island n’aurait jamais pu voir le jour si MC Serch des 3rd Bass, son producteur éxécutif, ainsi que Kool G Rap, n’avaient pas fait un peu de forcing pour que le jeune surdoué de 20 ans puisse signer chez Columbia. Illmatic ne serait guère non plus cette Bible Eastcoast si les producteurs renommés de la Golden Era, à savoir les légendes vivantes que sont aujourd’hui DJ Premier, Large Professor, Q-Tip, L.E.S et Pete Rock, n’y avaient pas participé à sa création.

À sa sortie, cet album n’a pas réalisé des scores de ventes mirobolants (12e au Billboard 200), mais il a profondément marqué les rues new-yorkaises et les mentalités dans le rap de manière irréversible. Chose extraordinaire, The Source lui avait décerné suite à leur chronique un ‘5 mics’, la note suprême pour la première fois de l’histoire du magazine rap américain. Et encore de nos jours, Illmatic demeure une référence en matière de Hip-Hop, tous les critiques et les magasines vous le diront. Personne n’imaginait à cet instant, pas même ses auteurs, que ces dix-titres allaient signifier un modèle d’art et de perfection à tous les égards.

Lire la suite Nas « Illmatic » @@@@@ ©

Notorious B.I.G. « Ready to Die » @@@@@©


On dit souvent que les œuvres des génies ont plus de valeur après leur mort. Ready To Die en est le parfait exemple.
1994. La Eastcoast allait connaître un nouveau phénomène de taille et de poids : Biggie Smalls, renommé The Notorious B.I.G. par son mentor et manager Puff Daddy. L’aventure commence quand cet ancien dealer, dit-on, fut découvert par Sean Combs dans un club de Brooklyn. Et le sobriquet que celui-ci a légué à son protégé n’avait rien d’anodin puisqu’il allait être la poule aux d’or du tout nouveau label Bad Boy Records, et bientôt le Roi de New-York. Catapulté au rang de star avec des singles ambivalents calibrés street et radio tels que « Juicy » (dont l’histoire raconte que le beat était conçu à l’origine par Pete Rock), « Party & Bullshit » ou l’incroyable remix de « Flava In Ya Ear » de Craig Mack, Christopher Wallace est devenu avec Nas et le Wu-Tang Clan le plus fier représentant de la côte est. Quinze ans après son assassinat, sa légende ne dépérit toujours pas et son nom sera à jamais ancré dans l’histoire du Hip Hop.

Note : rétrospective remise à jour à l’occasion des 15 ans de la disparition de Biggie.

Lire la suite Notorious B.I.G. « Ready to Die » @@@@@©

Wu-Tang Clan « Enter the Wu-Tang (36 Chambers) » @@@@@©


9 Novembre 1993. Cette histoire, on la connaît tous, jusque sur le bout des ongles, comme chacun des refrains de ce monument sacré.

Enter The Wu-Tang (Loud Records) raconte les débuts de huit combattants légendaires venus de Brooklyn et Staten Island, rebaptisé Shaolin, et de leur abbé, ce maître à penser qui les guidera tels les pièces d’un échiquier dans leur conquête du rap new-yorkais, de la Eastcoast puis de tous les States, et enfin, du monde entier. Il n’y avait pas de hiérarchie pré-établie dans ce groupe soudé né dans les rues de deux ghettos new-yorkais. Si Raekwon avait l’attribut de chef…

Lire l’intégralité de l’article sur SURLmag →

De La Soul « Buhloone Mindstate » @@@@@©


Ce troisième album des De La Soul… comment s’écrit-il déjà ? On ne sait jamais correctement écrire son intitulé du premier coup et pour d’injustes causes car il s’agit de l’album de De La le plus sous-estimé qui soit, celui dont on oublie souvent l’existence, celui qui a fait le moins de bruit, qui ne s’est pas vendu des masses. Et c’est réellement injuste parce que c’est passer à côté d’une vraie merveille. Alors revoici le titre : Buhloone Mindstate, pour ‘balloon’ (traduction non-nécessaire), métaphore qui veut dire « avoir pris la grosse tête »…

Lire la suite sur SURLmag →

FAF Larage « C’est ma cause » @@@@@


Jeune frère de Shurik’n, Faf Larage a fait ses classes rapologiques dans l’ombre du groupe IAM pendant la tournée d’Ombre est Lumière, au sein du collectif des Soul Swing N Radikal (composé de lui, Def Bond et K-Rhyme Le Roi. Ce sont eux qui ont sorti l’EP culte Le Retour de l’Ame Soul, sans pour autant éclater sur la scène hexagonale.

Ce n’est que vers 1997, avec la compilation Chroniques de Mars, que Faf le Stormbringa se lance en tant qu’artiste solo et laisse éclater ses dons de MCing au grand jour. Imhotep l’avait pris son sous aile en le signant préalablement sur son label Kif Kif Production. Il a même droit à un passage remarqué en radio avec « La Garde meurt mais ne se rend pas » aux côtés de son aîné. L’année suivante, Faf montre une autre facette de lui avec le personnage « Le Fainéant » sur Sad Hill de Kheops, plein d’humour et de dérision. 1999 est l’année du grand saut, C’est ma Cause vient bousculer les sorties rap français avec un Hip Hop 100% aux normes marseillaises.

(Chronique écrite en 2007 rééditée en 2016)

Lire la suite FAF Larage « C’est ma cause » @@@@@

IAM « Ombre est Lumière » @@@@@©


En 1993, la Cité Phocéenne assistait à l’avènement du projet pharaonique des Imperial Asiatic Men, un événement sans précédent qui allait marquer à jamais le Hip Hop en France : Ombre est Lumière, premier double-album de l’histoire du rap. La venue du deuxième album d’IAM a été saluée par la population française, chantant tous en chœur leur hymne glorieux « Le Feu », dont le refrain a été inspiré à l’origine des chants footballistiques en l’honneur de leur fière équipe de l’Olympique de Marseille fraîchement championne d’Europe.

Rétrospective originale écrite en 2007

Lire la suite IAM « Ombre est Lumière » @@@@@©

Chroniques Rap, Soul/R&B, Electro…

%d blogueurs aiment cette page :