Kidz in the Hall « Free Nights & Weekends » @@@½


L’autre jour sur Twitter, je m’interrogeais sur ce que devenaient les Kidz In The Hall, un binôme hip-hop originaire de Chicago que j’appréciais vraiment pas mal depuis School Was My Hustle paru en 2006 chez Rawkus et que j’ai suivi jusqu’à Occasion en 2011 chez Duck Down Records, quand le vent a semblé tourner pour eux. Jusqu’à ce que Double O, le producteur du groupe, m’interpelle sur Twitter après mon tweet pour m’indiquer la sortie de leur nouvel album, Free Nights & Weekends, après 6 ans de silence radio.

À noter d’abord que ce cinquième opus ne sort sur aucune structure, celui-ci est entièrement auto-produit. Et pour expliquer le titre de cet album, disons que les nuits et les week-ends ne sont plus que les moments de temps libre de Naledge et Double O qui ne sont plus de jeunes adultes, ils ne sont plus « jeunes », mais des pères aujourd’hui et le rappeur ne manque pas de le mentionner dès le soulful « Bonafied« . Un bon titre qui en amène un autre, « Dear Eastcoast » avec ces délicieuses vibes 90s, à base de Rhodes, beat boom-bap et saxophones, puis encore un autre, « Soup Coolin’ » avec ses percussions.

Comme tout album des Kidz in the Hall, ce dernier est très varié, avec un juste équilibre entre touches old school et modernité, comme ils l’ont toujours fait, et même au-délà vu le nombre d’idées bien exploitées que regorgent ces onze pistes. Mais cet équilibre ne concerne pas chaque morceau mais le somme de chacun des différents styles. Toute la grosse partie centrale, de « Jus’ Might » à « No Love » intègrent à leur manière les codes du rap contemporain (beats trap, voix transformées, etc…) et s’oppose aux extrémités qui sont de vrais retour aux sources (« Dear Eastcoast« , « 1000 Colors » en piste 9). Double O et Naledge sont toujours au diapason quel que ce soit le concept des morceaux et n’ont pas eu peur se mettre au goût du jour, les deux sont toujours doués et montre l’étendue de leurs talents qui ne se sont pas envolés avec les années.

Il manque cela dit un petit quelque chose pour rendre Free Nights & Weekends plus attractif. Comme un grain de folie (l’exotique « W.C.E. » ne fait pas suffisamment l’affaire) ou de conscience socio-politique comme sur leurs premiers albums, des tracks supplémentaires, deux ou trois pas plus, avec au milieu un gros banger, d’autres featurings… Malgré ces critiques pas forcément négatives, je ne suis pas du tout mécontent de leur retour.

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