Future « EVOL » @@@½


Pour tuer le temps je me suis coltiné Tha Truth part 2 de Trae tha Truth mais vu comment cette suite m’a tué d’ennui, je préfère faire l’impasse. J’aurai dû me rendre compte immédiatement en voyant la pochette que l’album serait le symétrique de Tha Truth sorti cet été. Correct, sans plus.

J’enjambe alors sur un autre rappeur du Sud qui lui n’a pas que ponctuellement marqué l’été 2015, mais toute l’année 2015. Mais il n’avait pas déjà sorti une mixtape le mois dernier ??? (Purple Reign avec son lettrage repris de l’album de Prince). Vous n’avez guère abusé de psychotropes, le trappeur a bien annoncé au début du mois de Février un quatrième album studio. Ça a fait écarquiller les yeux, ça oui. Mais sachant qu’avec DS2 et What A Time To Be Alive avec Drake, EVOL (‘love’ inversé) est son troisième album à se classer n°1 au Billboard en moins d’un an, la mâchoire tombe parterre. C’est du jamais-vu. Des fois qu’on remettrait en cause l’importance qu’a eu Future en 2015, cette fois c’est plus clair : Future domine le rap game.

Déluge de basses, phrases répétées une fois sur deux, phrasé à la limite du compréhensible et inarrêtable, Future n’a vraiment pas le temps (« Ain’t no Time« ), il enregistre tout ce qu’il a à dire comme si sa vie en dépendant (ce qui n’est pas faux). La recette ne change pas tellement par rapport à DS2, c’est-à-dire lyrics chargés de codéine mâchonnés en vitesse enregistrés avant que ses producteurs fétiches Southside, Metro Boomin (ensemble ou séparament) ou bien DJ Spinz balancent des beats traps pendant 40 minutes. Pas plus, pour éviter qu’on lâche prise, bien joué. Un vrai métronome ce Super Future, il trace sur des beats trap très homogènes générant des titres dangereux (« Xanny Family« , « In Her Mouth« ) et pas le temps non plus pour placer un featuring. Tant que la formule marche…

Le petit truc en plus de EVOL est une certaine variété de ses beats, ce qui permet cette fois de se rendre compte qu’on a changé de piste. Ironiquement, « Photo Copied » a tendance toutefois à rappeler une forme de répétition dans sa trap music, qui encore une fois sait se montrer d’une redoutable comme le confirme « Program » sans qu’on ait besoin d’abuser d’Humex ‘spécial toux sèche’. Mais sinon oui, Future teste de nouvelles choses sur cet opus. Sur « Lie To Me » les synthés donne une touche r&b qui lui convient très bien, et quitte à faire du r&b contemporain, autant inviter exceptionnellement The Weeknd (« Low Life« ) et ça rend pas mal. Le clivage est plus net avec « Fly Shit Only » qui utilise carrément un sample rock/blues, un truc auquel Future ne nous pas habitué. Le changement parfois, c’est quelque chose de bien.

Manifestement ça risque de faire tomber de vos chaises si je dis que j’ai préféré EVOL à DS2. Quant à Future, espérons que ce nouveau succès et les futurs suffiront pour le procès qui l’attend avec la chanteuse Ciara. Alors y aura un ou deux autres albums en 2016?

 

Postez vos avis!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s