Wiz Khalifa « Khalifa » @@@½


En attendant la suite de son succès en major Rolling Papers, Wiznogood Khalifa (il fallait que je la fasse un jour ou un autre celle-là, pardon pour ceux qui ne connaissent pas la BD) débute cette année 2016 avec un sixième album studio semi-éponyme. Le rappeur de Pittsburgh récemment interpellé par Kanye West sur Twitter bat le fer tant qu’il est chaud comme on dit, puisqu’il connaît un énorme succès avec le single « See You Again » (avec le nouveau chanteur pop à la mode rétro Charlie Puth), peut-être plus gros que celui de « Black & Yellow« . « See You Again« , vous voyez bien là, le morceau hommage à Paul Walker que les producteurs d’Hollywood ont fait exprès de mettre à la fin du film Furious 7 pour nous faire pleurer devant l’ultime séquence d’adieu à l’acteur.

La première moitié de KHALIFA, c’est du Wiz standard de chez standard. Entouré de ses producteurs fétiches (Ritz Reynolds, I.D. Labs, Sledgren, Jim Jonsin…), le rappeur déballe sa recette habituelle de trap-pop  aromatisée à l’électro-dance, avec son flow haché et refrains chantés habituels, et ses sujets aux ingrédients habituels, c’est-à-dire d’égotrip, bénéfices nets et KK (pour Khalifa Kush). Et ses rires (hahaha krkrkr) qui font office de gimmicks. Avec une petite originalité toutefois sur « Cowboy » puisque le rappeur s’essaie au storytelling sans avoir à se cacher. Il n’a pas été judicieux de choisir comme single « Bake Sale« , « Elevated » ou « City View » ont un meilleur potentiel rotatif sur les radios. « Bake Sale » est en plus une sorte d’objet de contre-façon. Non seulement Travis Scott continue de singer Swae Lee (des Rae Sremmurd), mais le beat a été pompé sur « Order More » de G-Eazy, et ils s’y sont mis à plusieurs pour ce casse (DJ Spinz, Juicy J, TM88, Crazy Mike et Lex Luger). Fin de la première partie.

Pour l’autre moitié, Wiz Khalifa nous montre un autre visage, celui des bons jours, plus cool et créatif comme sur o.n.i.f.c. (mon album préféré de Wiz). « Call Waiting » est une véritable chanson, à peu près, avec un instrumental au blues légèrement Al Greenesque. Franchement, chapeau (de paille). Le côté planant des prods d’une manière générale est plaisant (« Make a Play« , « Zoney« …). Ty Dolla $ign apporte sa touche r&b sur « Lit » qui sent bon les fumées de weed, « No Permission » (avec Chevy Woods) nous fait quitter les pieds du sol avec cette voix de sirène, il ne manquait que Curren$y pour boucler cette track. « iSay » conclut KHALIFA de manière plus ordinaire, avec comme prétexte un couplet de Juicy J. Ah, et qui est Sebastian qui apparaît en featuring sur « Zoney« ? Peut-être un futur artiste Taylor Gang : c’est son jeune garçon (celui qu’il n’aurait jamais pu avoir si ça ne tenait qu’à Kanye).

Si j’ai pu écouter KHALIFA 7 fois facilement sans trop me lasser, c’est qu’il y a une raison plus ou moins évidente à cela.  KHALIFA n’a rien d’un album bouche-trou, d’un ‘pré-album’ ou d’une mixtape améliorée, ce serait un tort de le considérer ainsi. Wiz Khalifa gagne en coolitude et maturité, le rappeur tatoué de la tête aux pieds a encore de belles années devant lui, bien au-délà de Rolling Papers 2 programmé pour cette année.

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