Fetty Wap (éponyme) @@@½


Fetty Wap n’en est encore que dans sa jeune success story. Encore inconnu il y a deux ans, son single « Trap Queen » le propulse très rapidement dans les papiers d’XXL et sur les ondes radios, un single en appelant d’autres (« 679 » et dernièrement « My Way« ). Le natif de New Jersey fan de Gucci Mane engrange des points en figurant aussi sur des remixes, mieux il commence à devenir indispensable si on a besoin d’un hit, comme Ty Dolla $ign avec « When I See Ya« .

Il faut l’admettre: Fetty Wap a du style avec sa musique trap chantant que certains appellent déjà trap’n b. Ses origines haïtiennes peut-être. Mais il n’a pas sorti de mixtape, si? À la base, Fetty Wap était censée en être une mixtape mais au fur à mesure que le projet avançait, ça s’est transformé en album. Le succès a été si fulgurant qu’il a grillé les étapes préliminaires pour sortir sans attendre son album éponyme chez 300 Entertainement (qui abrite Young Thug, migos…), le label de Lyor Cohen, ancien dirigeant de Def Jam. La pochette de l’album – la superbe photo dirai-je – tire le portrait de Fetty Wap qui assume clairement sa monophtalmie.

Un truc à savoir: j’ai réussi à n’écouter aucun single avant la sortie de l’album, je suis fier de moi. Est-ce pour ça que j’ai été si agréablement surpris? Pour rester synthétique, Fetty Wap a du style, son style, que ce soit en ‘rap’ ou en chant (tiens, pas d’autotune en plus?). Avec en guise de gimmicks des petits cris aigus façon Bruce Lee (ou une porte qui grince, c’est selon). Il maîtrise le style trap music comme si c’était naturel chez lui, ainsi que ses producteurs qui ne sont encore que de véritables inconnus (Yung Lan, Brian « People » Garcia,…). L’album regorge de titres du même acabit que les singles disponibles (inclus dans l’album) et qui pourraient bien figurer en bonnes places dans les charts, notamment « Time » ou « Trap Luv« . Ce qui frappe chez lui, c’est la sincérité dans sa musique. Il a ça et du talent, qu’on apprécie ou pas.

Fetty Wap a tout à fait eu raison de capitaliser sur le buzz pour sortir un album qui aurait mérité d’être plus sélectif dans le choix des morceaux. Parce que 1h20, 20 titres, c’est trop long! Pas mal de tracks sont semblables ce qui lasse une fois la douzaine de pistes passées. Par contre, n’avoir que deux featurings anonymes (Monty qui fait partie du même crew 1738 et qui apparaît huit fois) montre bien que Fetty Wap tient facilement la distance sans aide extérieure. Pour une fois n’ayons pas peur de la nouveauté. Intéressé de voir comment cet artiste va évoluer.

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