Rick Ross « Black Dollar » [mixtape] @@@½


Alors qu’on termine les bouteilles de rosée, arrive une mixtape de Rozay. Ça faisait un bail, et une bien fat, comprenez par là un pseudo-album plein de featurings, sans vernis ni finition au niveau des prods mais de qualité suffisante pour faire oublier le décevant Hood Billionaire. Les fans de Maybach Music sauront apprécier cette liasse de Black Dollar à l’opposé de Rich Forever, c’est-à-dire pas trop trop trap music.

Téléchargez la mixtape sur Datpiff.

Rouler avec Maybach Music est synonyme de confort acoustique et de grande classe, et Black Dollar ne déroge pas à la règle. C’est comme être le passager arrière d’une Bentley… millésime 2010. Effectivement les prods de J.U.S.T.I.C.E. League, Jake One, D.Rich pour les instrus trap… semblent dater un peu, comme si elles avaient conservées dans un parking sous-terrain avant d’être débâchée pour être exposée comme neuves. On claque la porte, contact, le thème M-M-M-M-Maybach Music habituel démarre et c’est le grand luxe avec « Foreclosures« . Pour les trajets un peu long, les sept minutes de « Money Dance » (feat The-Dream) glissent sur un train de sénateur. Après, on navigue sur des sentiers connus et Rick Ross frise le karaoké sur « Bill Gates » tellement c’est stéréotypé de sa part. Parler argent sur un titre portant le nom d’une spécialité, c’est la signature que tout le monde imite de nos jours. Et le beat est plus bancal que bancaire.

Les guests ne manquent pas, on a droit à – dans le désordre – Gucci Mane, Anthony Hamilton, August Alsina, Future,… Mais le point fort de Black Dollar ce sont les titres coup de coeur. Après le shout out à Jay-Z sur « Icon« , « World’s Finest » reprend le même simple des Ohio Players que le classique « Brooklyn’s Finest » avec Meek Mill. Ce n’est pas véritablement du sampling non plus, plus des airs old school rejoués comme par exemple sur « Beautiful Lie » (feat Wale) et pour « Bel Air » on reconnaît le standard r&b « Rain » des SWV. Pas d’excès de name-dropping, mais on entend des références comme J Dilla, Fresh Prince & Jazzy Jeff… C’est « Dead Rappers » qui pète le score mais c’est pour la bonne cause et Rick Ross exécute cet exercice inévitable dans la carrière d’un rappeur comme s’il en avait l’habitude sur un instrumental classy, on s’en doutait.

 

Dommage que Black Dollar n’ait pas été travaillé comme un album avec des prods plus sophistiquées et plus de carats, et surtout des sujets moins rabâchés, j’aurai peut-être mis quelques euros noirs dessus.

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