Future « Dirty Sprite 2  » [deluxe edition] @@@½


Hyperactif, Future l’est indubitablement. Pas autant que Gucci depuis sa cellule, mais tout de même. Après l’accueil mitigé de Honest, son second album en major, le trappeur d’Atlanta n’a pas chômé en relâchant trois mixtapes (Monster, Beast et 56 Nights) pour consoler son public et autres mordus de trap music. Dirty Sprite 2, la suite de la mixtape qui l’a révélé, devait être une quatrième consécutive mais c’est au final un véritable album que Future nous sert (la preuve, j’ai reçu un email de Sony France pour la promo). Un pari gagnant puisque le rappeur a réalisé avec son meilleur score de vente et son premier #1 au Billboard US.


Les yeux sont rivés sur ce bel artwork réalisé par une jeune artiste slovène alors que démarre l’écoute avec « Thought It Was A Drought » et cette phrase qui nous bloque direct : « I fucked your bitch in some Gucci flip-flops ». Lyrics sous codéine, diction trèèèèèèès approximatif (il mâche ses mots sans arrêt) sous des intonations imprévisibles et du Metro Boomin’ sur la grande majorité des productions (avec la collaboration de Southside, Zaytoven et Sonny Digital), telle est la formule utilisée pour DS2. Le poto Charles (@rudibelll) te dira que Future respire la ville d’Atlanta et quand on tend bien l’oreille, c’est un fait avéré. « Colossal« , la bombe « I Serve the Base« , très particulièrement « The Percocet & Stripper Joint » (tout le monde sera d’accord je pense), « Stick Talk » ou le dernier single « Kno The Meaning« , trois lettres : ATL.

Pour les personnes qui comme moi ont encore du mal avec la trap (parce que voilà, les goûts et les couleurs) pourront trouver DS2 très linéaire, en réalité parce que Metro Boomin et ses complices sont de véritables métronomes. Les ambiances sont variées et les producteurs jouent en rythme (les régulations de charleston) mais le produit final est parfaitement homogène. Au point de se demander à un moment « c’étaient quoi les morceaux qui sont passés? » Le second effet Kiss Cool est de justement réécouter l’album pour se reconcentrer là où on a déconnecté, c’est là qu’on se fait piéger. Au point de trouver le refrain de Drake (unique featuring de l’albums utile de le préciser) fort convenable sur « Where Ya At » et le titre « Rich $ex » pas mal pour du r&b contemporain. En dehors de quelques morceau en dessous du lot (la monotonie mmmh?), Future convainc à nouveau qu’il n’est pas un simple faiseur de refrain et on comprend mieux pourquoi il a supplanté T-Pain pour l’usage de l’autotune qu’il utilise comme s’il était né avec. Peut-être que un ou deux titres produits par Mike Will Made It aurait rehaussé mon intérêt mais ce n’est pas moi le producteur exécutif de DS2.

A noter que le single « Fucked Up Some Commas » (présent sur la mixtape Monster) se retrouve sur la version déluxe de l’album. N’ayant pas d’autres commentaires à ajouter, je me range derrière l’avis général. En ce moment, c’est Future qui est au top mais d’autres loups le talonnent de près. D’autres spécialistes en parleront sûrement mieux que moi du phénomène pandémique qu’est devenue la trap (et ça fait des années qu’on peut l’entendre dire partout), forcément je risque d’en parler plus souvent. Je suis pris au piège !

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