Snoop Dogg « BUSH » @@@½


Calvin Broadus, on la découvert gangsta rappeur, on la connu pimp, on la vu entrepreneur, coach, acteur, animateur. Snoop Doggy Dogg, Bigg Snoop Dogg, le Doggfather, ou alors Snoop Dogg simplement, on la entendu sur de la musique country avec la légende Willie Nelson et Everlast, on la regardé de loin sambiancer avec David Guetta, se convertir en Snoop Lion le rasta, essuyer des platines sous le pseudo de DJ Snoopadelic, porter la jerry curl pour son alter-go funk Snoopzilla, créer la polémique avec des selfies déguisés en Blanc sous le nom de Toad… Au début aux côtés des Crips, de 2Pac, Dr Dre, Master P ou dernièrement Diplo et Dam-Funk, le chien de Long Beach a invraisemblablement collaboré avec les Gorillaz, le recordman de Gangnam PSY, David Carreira (oui le chanteur de variété)… Et à chaque fois, its still SN double-O P.

Aujourdhui, Snoop sort son treizième un opus avec dix titres entièrement produits par lami Pharrell Williams. « Ami » est un terme relativement galvaudé quand on parle de Pharrell, vu quil est lami de toutes les stars de la planète, mais avec Snoop, cette amitié ne date pas dhier. Un historique simpose pour comprendre les origines de Bush. Il faut remonter jusquà la première collaboration officielle « From da Chuuch to da Palace » pour retracer le parcours commun entre Snoop et les Neptunes (quand Pharrell produisait avec son acolyte Chad Hugo), cétait en 2002, sur lalbum Paid tha coast to be da boss. Mais cest véritablement le tube estival « Beautiful » qui a fait que le duo nen resterait pas là. Deux ans plus tard, ça se confirme, les Neptunes sont producteurs éxécutifs de Rhyhtm & Gangsta The Masterpiece et préparent tout un festival de singles. Le culte « Drop it like its hot« , minimal, efficace et hyper original avec ses claquements de langue, le laid-back « Lets Get Blown » et évidemment limparable « Signs » avec les renforts de Charlie Wilson et Justin Timberlake. Lalbum devient multi-platine. Sur Blue Carpet Treatment, Snoop et les Neptunes changent dangle et préparent deux titres très gangsta-rap, dont le single « Vato » avec B-Real des Cypress Hill. Il était question que lalbum suivant Ego Trippin soit produit à nouveau par les Neptunes mais le destin en décide autrement puisque ce sont les légendes DJ Quik et Teddy Riley qui sen occupent. Toujours est-il que Pharrell lâche une prod dessus (« Sets up« ) et sur le disque qui suit, le très moyen Malice In Wonderland, avec probablement le meilleur morceauBUSH dudit opus. Les relations nétaient pas si unilatérales puisque Snoop a collaboré sur lalbum-compilation des Neptunes The Clones (« It blows my mind« ) et sur le projet solo de Pharrell In My Mind (« That Girl« ).

BUSH cest exactement ça, un cocktail coloré, fruité et légèrement alcoolisé de funk et de r&b.

Ce nest que plus de dix après R&G que Snoop Dogg et Pharrell Williams se sont enfin consacrés à lenregistrement dun album prénommé BUSH. Mieux vaut tard que jamais ! Ne sachant pas trop à quoi sattendre, avec cette appréhension typique qui accompagne les annonces, Snoop balance le premier single « Peaches N Cream » et dun coup le soleil est apparu de nulle part. Ambiance estivale et groovy, il y a déjà une agréable odeur de vacances. Confirmation avec la réplique « So Many Pros« , réplique puisque la recette est quasi la même que pour « Peaches N Cream« , avec airs funky, basses proéminentes et toujours ce bon vieux Charlie Wilson. Les dix morceaux de BUSH cest exactement ça, cest-à-dire un cocktail coloré, fruité et légèrement alcoolisé de funk et de r&b. Attention : ce nest pas un disque de rap, Snoop Dogg chante tout du long, avec quelques aides électroniques tout de même… Pharrell pareil a besoin de subterfuges comme lautotune, mais pas tout le temps. Sur le morceau dentrée, la ballade coolax « California Roll » (qui na absolument rien à voir avec les mais), les deux camarades sont accompagnés par le grand Stevie Wonder, qui profite pour jouer un peu dharmonica. Les productions de Pharrell se situent dans la continuité logique de son dernier album GIRL, avec le curseur à fond sur « funk ». Il y a des chansons redoutables et un brin futuristes comme « My City« , « I Knew That » et lazuré « Im Ya Dogg » (avec Rick Ross et Kendrick Lamar). Le duo avec Gwen Stefani fonctionne à merveille sur « Run Away« , ça fait du bien dentendre à nouveau cette gente dame. Il y a des cocktails moins alcoolisés comme « Edible » (en compagnie du rappeur T.I.) et « R U a Freak » qui rappelle lointainement « Sexual Eruption« . Et bien quil ny ait seulement dix titres, BUSH semble bien répétitif mais dans le fond ce nest pas souci par rapport au confort découte quil procure avec cette vibe (f)estivale et ensoleillée. Des visions de plage, de palmiers, de détente, de fun, BUSH est un album léger, dansant et hyper-relax. Et funky bien sûr.

Postez vos avis!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s