Buggs tha Rocka « Scattered Thoughts of an American Poet » @@@½


Après  Matt Maddox et Kid Vishis, l’agence anglaise Urban Elite m’a contacté une nouvelle fois pour un rappeur encore inconnu chez nous. Buggs tha Rocka, c’est son surnom, est un rappeur new school au look old school qui nous arrive de Cincinnati et co-signé par Hi-Tek qui provient de cette même ville du Midwest. Il fait ses débuts en 2011 en commençant comme tout le monde par des mixtapes avant de rejoindre le groupe Gold Shoes dont le succès local lui permettra de monter sur quelques scènes (le fameux festival A3C notamment). C’est à partir de 2013 que Buggs  décide de débuter l’aventure en solitaire et de cette réflexion a donné ce premier essai Scattered Thoughts of an American Poet.

Buggs Tha Rocka est ce quidam qui a grandi dans les quartiers défavorisés et qui a quelque chose à raconter, comme bon nombre de rappeurs me direz-vous. Sauf que le rappeur a bien pensé son album, et qu’il est par conséquent bien entouré, avec à la production !llmind, Jake One, Swiff D et le beatmaker local Sal Dali. Les morceaux sont comme des pièces de puzzles qui, assemblés, sont l’hologramme de toutes ses idées et scènes de vie. C’est très varié et plaisant  à l’écoute une fois qu’on s’est habitué à la voix de Buggs. Ses propos sont très sensés quand il évoque le racisme sur « Until the End« , ces comportements récurrents induits par l’environnement dans lequel il vit (« Bad Habits« ).

Le rappeur a même un certain sens artistique, preuve en est avec « Phantom of the Opera » avec Chuck Inglish des Cool Kids, dont l’ambiance donne un léger frisson ce sample de piano. Les tracks plus doucereuses ne sont pas moins très modernes (« My Everything« , « OuterXSpaceXLove« ). Buggs est un adepte du cool, ce qui rend son style anachronique. Les featurings sont intéressants également, on a  vu Chuck Inglish déjà, il y a entre autre Donte (DOOM) et les Tanya Morgan sur le cuivré « Electric Eel in a Pool Catfish« . Il se peut que certaines parties de Scattered Thoughts of an American Poet paraissent confuses ou moins bonnes, le plus important à retenir est qu’avec cet album Buggs the Rocka tient la dragée à pas mal de nouveaux qui buzzent.

Un commentaire Ajouter un commentaire

Postez vos avis!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.