Wiz Khalifa « Blacc Hollywood » [deluxe] @@½


Corps  squelettique tatoué et fumée de weed, pas de doute, c’est bien Wiz Khalifa dont il s’agit sur la photo, cela suffit pour l’identifier. Mais ce serait totalement réducteur vis-à-vis de son parcours incroyable. Fils de militaires, il a déménagé durant son enfance au Japon et en Allemagne avant de s’installer à Pittsburgh où il va se lancer dans le rap en signant chez Rostrum Records. Après huit ans de hits et de taf, Wiz mène une vie rêvée et compte aujourd’hui son 3e album en major, en étant toujours signé sur le label local.

Wiz Khalifa continue de rapper en récitant son crédo habituel : travailler dur, fumer, travailler, dur, fumer,… Est-ce que le travail paie? Blacc Hollywood a fini numéro1 la semaine de sa sortie, cependant qu’avec 90 000 copies écoulées, son moins bon score. Son rap s’est significativement adoucit depuis sa paternité et son mariage, au point de mettre un pied dans l’urbain pop avec des titres mielleux comme « Promises » (où il pousse la chansonnette), « True Colors » (featuring une Nicki Minaj insignifiante), « So High » (co-produit par Stargate). Même le morceau avec son blunt brother Curren$y tombe à l’eau avec ce refrain gavés de synthétiseurs. Les radios vont être servies.

Il était aussi question d’une collaboration avec Miley Cyrus durant la préparation de l’album. On peut lâcher un « ouf » de soulagement de ce côté-là. Il a préféré mettre en avant les artistes de son label Taylor Gang, Juicy J, Chevi Woods et surtout Ty Dollar $ign qui pose sur 3 titres, afin de préparer le terrain et alimenter le buzz, d’autant plus qu’il vient de sortir une mixtape (Sign Language).

Le single « We Dem Boys » (prod Detail) ne parvient pas à faire décoller l’album, pour cela il aurait fallu des prods de Mike Will (pour ne citer que lui). C’est avec « Blowin’ KK » (pour ‘Khalifa Kush’ qui ramène Juicy J des Three 6 Mafia, qui lui ramène Project Pat sur le morceau, suivi de « Ass Drop » et « Raw » que l’on peut trouver un léger intérêt à Blacc Hollywood. L’album n’est pas mauvais du tout,  mais d’un chiant… Alors qu’avec o.n.i.f.c., Wiz avait réellement recherché une esthétique dans ses prods et une vibe unique, il revient ici avec des titres très formatés. Seul « No Gain » (qui reprend l’adage ‘no pain no gain’) fait écho à son précédent opus que je recommande d’écouter.

Ça manque de piquant, ben tiens vlà une prod de DJ Mustard en bonus track avec l’ami Snoop (avec qui il prépare une séquelle à Mac & Devin go to High School). Attardons-nous plutôt sur l’excellent remix de « We Dem Boyz » avec Rick Ross, Schoolboy Q et Nas, car il vaut vraiment le détour.

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