M.I.A. « Matangi » @@@½


Quand on repense que ce clip surréaliste et ô combien génial « Bad Girls » est sorti en Février 2012, on se dit que Matangi a connu une gestation très longue et difficile. Il aura fallu que sa génitrice M.I.A. menace les responsables d’Interscope pour pouvoir accoucher d’un Scorpion, son premier album en major précisons-le. L’anglaise d’origine sri-lankaise prouve qu’à 38 ans, on peut rester une femme épanouie et rebelle.

MIA-MATANGI

Ce quatrième album de M.I.A. se veut, comme les précédents, un choc des cultures, celui milieux électroniques (l’ex-Major Lazer Switch, le français Surkin,…) et rap/r&b un peu (Hit-Boy, Danjahandz, Doc McKinney), et la culture hindouiste dont elle s’inspire. Om̐ ! Dans la première partie de l’album, on sent nettement les parfums du Moyen Orient qui se sont infusées dans sa musique comme du thé Darjeeling. Maya continue d’expérimenter de nouveaux cocktails de genres en restant le plus underground possible, comme mettre des tranches de reggae-dub pour « Double Bubble Trouble » ou du mashmallow sur « Exodus » et « Sexodus » avec The Weeknd pour la touche ’emo’.

Dans le fond, M.I.A. reste cette fille espiègle qui aime jouer avec des pistolets, une terroriste dans l’âme qui balance des rythmes explosifs sur le dancefloor (successivement « Double Bubble Trouble« , « Y.A.L.A.« , « Bring The Noize« ). Quand on écoute en mode ‘repeat’ son hymne « Bad Girls » vient résonner dans notre tête cette question « alors c’est qui le sexe fort? » Son sens inné de la provocation ne s’arrête pas là, puisqu’elle a écrit la bombe « aTENTion » grâce à l’aide de… Julian Assange (fondateur de Wikileaks pour les ignares) qui a été chercher des mots sur Internet contenant la syllabe ‘TENT’. On comprend mieux pourquoi sa mixtape précédente s’intitulait Vicky Leekx… Sur une note plus amusante, « Y.A.L.A. » (pour ‘you always live again’), une manière de tourner en dérision le déséspérement célèbre ‘YOLO’ de Drake, devenu le nouveau « carpe diem » des jeunes.

Sans doute pas son album le plus inspiré, Matangi ne fait qu’enfoncer le clou sur la nature de M.I.A.: c’est une femme fidèle, à elle-même.

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