Bun B « Trill O.G. » @@@½


Vingt ans qu’il évolue dans le game, inutile de préciser que Bun B a atteint le statut de légende urbaine, au même titre que son défunt comparse Pimp C. Et c’est loin d’être terminé, ses apparitions en featuring n’ont visiblement pas faiblit ces derniers mois, les sollicitations sont nombreuses à l’heure qu’il est, presque autant qu’un Lil Wayne ou Busta Rhymes.

‘Trill’ est la marquée déposée de notre king de l’underground, c’est son terme à lui, peu importe qui le reprend aujourd’hui. Trill OG était le jeu de mot tout trouvé pour la suite et fin de la trill-ogie lancée par Bun B en 2006, un troisième volet qui se calque ni plus ni moins sur les précédents, une conclusion qui s’achève comme celle de cet article.

À force d’apparaître en featuring presque partout, les artistes avec qui il a collaboré par le passé ou récemment s’additionnent en retour sur ses albums, dans le désordre : Young Jeezy, Slim Thug, Drake (par deux fois), T-Pain (sur le single « Trillionnaire » produit par la J.U.S.T.I.C.E League, Gucci Mane et Yo Gotti (sur l’autre single « Countin’ Money »), etc… Les quelques rappeurs du moment en quelques mots. On a vu plus original. Comme faire appel à l’apprenti-rappeur Drake et son producteur Boi-1da, c’est devenu d’une banalité… Heureusement « Put It Down » conserve un style rap sudiste mais le mot de la fin « It’s Been A Pleasure » conclut mollement la trilogie, de quoi être déçu. Bun B s’adapte avec son temps, et aux modes.

L’ensemble de l’album est produit par des locaux, comme Steve Below, DJ D-Bo, Big E qui ont réalisé UGK 4 Life. Trill OG s’inscrit dans la lignée des autres opus de Bun B avec pratiquement et logiquement des instrus sudistes, quoi de plus ordinaire, tout ce qu’il y a de plus ordinaire (« Countin Money », « Snow Money », « I Got It 4 Mine », « Just Like That » feat Young Jeezy produit par Drumma Boy). Peu de tracks sortent du moule, « Speakeasy » avec Twista et ce « Let’Em Know » produit par DJ Premier (texan d’origine). La collaboration post-mortem « Right Now » avec 2Pac et Pimp C surprend totalement, plus par son côté smooth et classy que par la profondeur du titre. « Ridin’ Slow » avec Slim Thug et les Play-N-Skillz, « All A Dream » feat LeToya ou le « Lights Camera Action » suivent cette tendance rap/r&b.

Entré dans le Billboard américain avec des ventes moyennes, Trill OG ne mérite pas du tout les 5 mics attribué par The Source, loin de là. La raison est simple, on ne se contente que d’un album south imposant et sans aucune surprise (si ce n’est les featurings de Pimp C et 2Pac et la prod de Primo). Moins mainstream que Trill, nettement moins péchu que II Trill, le roi de Houston donne l’impression de se reposer sur ses lauriers et manque d’achever sa trilogie avec panache. On aurait aimé être plus convaincu venant d’une personne d’une telle stature.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Haitian man dit :

    You are number one brother…Thank you so much for your promotion to Haiti. I want you to know that: « We Haitians we love you so much »…

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