Sleepy Brown « Mr. Brown » @@@½


On n’en pouvait plus d’attendre le premier solo de Sleepy Brown depuis son terrible single « I Can’t Wait » sorti il y a bientôt trois ans sur la BO de Barbershop 2. It’s been a long time coming, comme qui dirait. Pourtant le chanteur d’Atlanta a eu le temps de mûrir depuis ses débuts sur le refrain de « Player’s Ball » en 94, le tout premier hit des Outkast dont il se plaît d’être leur troisième homme. Crooner à la voix satinée, en plus producteur au sein des fameux Organized Noise et par défaut membre de la Dungeon Family, on doit à Sleepy Brown des apparitions remarquables et immanquables comme sur « SpootieOttieDopaliscious » des ‘Kast et l’incontournable « The Way You Move », sans compter ses multiples participations aux côtés de l’ami Big Boi sur la bande-originale deIdlewild. Impossible de le louper, et pourtant son essai nommé Mr. Brown (Purple Ribbon Ent./EMI-Virgin) n’a pas su créer l’événement malgré les coups d’éclats de notre gentleman.

Chronique originale écrite le 11 Décembre 2006

Les Neptunes ont assuré (sur) le single « Margarita » : un cocktail frais et exotique à s’écouter sans modération en début de soirée tranquille D’autant plus que cette chanson se marie bien avec la vibe de l’album, un univers qui se veut psychédélique tel le côté ATLiens typique des Outkast, d’où ressort également une nette influence des Earth Wind & Fire au niveau du chant et de la musique (riche en cuivres). Cela dit, lorsque Sleepy Brown susurre « I’m Soul », il hypnotise les tympans avec légèreté, sensualité et grande classe, invitant tantôt les demoiselles à faire une ballade en Cadillac (« Get 2 It ») ou quelque pas de danse en boîte en passant « Dress Up », « One Of Dem Nights » et « Till (Your Legs Start Shakin) », sans vraiment faire bouger les foules. Mais pas question de l’excuser pour le frauduleux « Come Dance With Me », une piètre tentative de copie du style des beats Jazze Pha, et puis pour le « Oh Oh Hum » ultra-soporiphique et longuet. C’est kitsch en plus. Il y a certes de la créativité derrière ces morceaux mais cela reste limité par instants, ça tourne en rond.

Heureusement, Sleepy ne s’endort pas (haha) sur ses lauriers en comblant ses fans ‘outkastiens’ avec « Sunday Morning », histoire de montrer que sa musique a tout aussi bien influencé le groupe qu’il a produit et soutenu pendant près de dix années. En tout cas, Mr. Brown a des chances de plaire à tous ceux qui ont suivi son aventure funky avec les Outkast, du moins à ceux qui s’attendaient à un opus personnel de la part de Sleepy Brown et non pas une grosse production soul/r&b.

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