DMX « Year of the Dog… Again » @@½


Il avait paru essoufflé mais toujours rugissant avec son opus The Great Champ, assurant en tout cas un continuum de la part du Ruff Ryder au bastion intact. Son faux-départ à la retraite, tout comme l’hombre Jay-Z, n’a pas été nécessairement bien perçu par le monde du hip hop. Sortie discrète pou un rappeur de cet acabit. Alors pour revenir sur une bonne note après un pourtour platiné, notre ogre s’en est retourné derrière le micro nous porter la griffe à son dernier album à ce jour, mais plus chez Def Jam.

D’après un extrait de la chronique originale datée du 2 Aout 2006

Succession de bangers tentants, ‘Year of the Dog again’ en imprègne à pleines oreilles. Complètement en manque d’appréciation, la réalisation détonne comme autant de coups d’éclats dans le marbre pour un second « Get It On The Floor ». DMX, lui, tranche naturellement telle une hache pour ce tour d’honneur, faisant presque regretter cette pause improvisée. Comme bien souvent depuis quelques mois, Swizz Beatz se trouve enfourné dans les bons coups (« I Run Shit »), tel que les biens gardés Big Stan, et les ‘cache-chœurs’ Jance et Amerie qui semblent elles galvanisées par un son cousu d’or de qualité. La palme revient aux collaborations euphoriques avec Styles P et Jadakiss (« It’s Personnal »), ou encore le tonique « Come Thru (Move) », sur lequel DMX touche le plafond mains en l’air avec Busta Rhymes. Enfin, le nouvel espoir (pour le coup de pub) Kashmir pourrait bien remonter la barre de son pote avec la possible ogive nucléaire qu’est « Walk These Dogs ». Heureusement, « Give ‘Em What They Want » vient mettre un terme aux sarcasmes, sans pour autant atténuer la nuée ardente de cette parade. On l’a laissé comme un pitbull, on nous rend un rottweiler dressé.

L’été 2005 dernier, l’avortement de ‘Here We Go Again’ a signé le départ de DMX de chez Def Jam. La boucle est bouclée en 2006 en resignant chez Sony BMG avec ce 6e album, apparemment résigné par le fiasco de son prétendu retour. Et ce n’est pas Swizz Beatz ni Scott Storch (qui signe « Lord Give Me A Sign ») qui ont crevé les pneus mais une direction artistique hasardeuse. On ne se refait pas une santé à 35 ans, surtout quand la seule actualité qui reste à Earl Simmons sont ses infractions pour excès de vitesse. ‘Year of the Dog’… en Chine qui sait.

Postez vos avis!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s