Redman « Dare Iz a Darkside » @@@@½


Ugh visages pâles, cafés et cacao !

Moi être grand sage Cheval Archer, pour venir délivrer message : Homme Peau Rouge pas content, lui avoir faim et vouloir communiquer avec signaux de fumées hallucinogènes. Homme Peau Rouge lancer défi à Homme Peau Rouge lui-même, faire musique avec propres mains et aller en guerre affronter les Eunuks. Homme Peau Rouge pas seul, aidé par amis chasseurs Def Squaw, Gi l’Ouragan et par tribu Hippie Emdi.

Secret à Homme Peau Rouge : esprit volatile. Totem à Homme Peau Rouge être ‘Chien Mangeur d’Herbe’, lui avoir rage dans ventre et être heureux grogner devant bâton musical, et dire incantations après beaucoup fumer calumet. Homme Peau Rouge prendre « Noorotic » avec Roc Sauvage dans contrées de « Green Island », pas loin territoire peuple Sioux Jersey. Mais Homme Peau Rouge vouloir gagner respect et courir vers ville New York, avec rythme qui fait bouger la terre et danse de la pluie moderne…


Oula quel trip… abusé! Bon, c’est bien beau les récits légendaires autour d’un classique comme Dare iz a Darkside, avec un spliff pour seul compagnon. Peut-être qu’une interprétation s’impose pour sortir de l’effet aquarium.

Une journée noire dans les rues de Brick City n’est pas conseillée pour les péquenots et les non-initiés. Redman a vécu dans environnement où le rouge brique des murs de la ville a déteint sur son teint, genre effet de mimétisme dans son environnement urbain. La seule façon de s’évader pour ce MC, c’est un peu de fumette, un micro, une dose d’humour et un sens de la formule pour tout fracasser. Et il en veut toujours plus, plus délirer, plus gonfler de basses, plus prouver sa valeur et marquer son style : du Hip Hop bien gras à la sauce P-Funk. C’est pourquoi beaucoup de fans considèrent ce second solo comme son album le plus abouti, le plus personnel. Un engagement entier qui se traduit sur le papier par treize productions confectionnées par ses propres soins, épaulé au besoin par Erick Sermon et Rock½wilder (le fameux « Noorotic »). Comme c’est souvent le cas sur les deuxièmes opus, le travail est plus sérieux et l’artiste arbore une facette plus sombre de sa personnalité. Pas mal d’artistes régressent à ce stade de leur carrière, à en vouloir faire trop, pas Redman. Les basses sont épaissies, le flow mieux maîtrisé et les bad-trips créent des flashbacks, qui nous ramènent vers du « Atomic Dog » de George Clinton, « All Night Long » des Mary Jane Girls ou moins ancien, « Sounds of Tha Police » de KRS-One. Et avec des passages au ralenti comme sur « Basically », s’il vous plaît.

Si beaucoup de personnes sous-estiment Redman à l’heure qu’il est, que ce soit point de vue production ou écriture, c’est qu’ils n’ont jamais écouté ce disque. Ce n’est pas la peine de blablater davantage sur Dare iz a Darkside, ça s’écoute à la vitesse où se consume un bédo, s’en rallumer un pendant un interlude, inhaler et apprécier ce flow ravageur et ces gros instrus bien lourds qui nous parviennent aux tympans. De quoi finir doublement défoncés.

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