Little Brother « The Listening » @@@@½


Septembre 2005. Petite odeur de rentrée à la fac, je revois ma playlist qui va m’accompagner lors de mes trajets sur le campus. Je me suis dit que réécouter le premier album des Little Brother serait pas mal en attendant la sortie de l’imminent ‘Minstrel Show’. Donc en route pour le métro-boulot-dodo en compagnie de mon inséparable lecteur mp3 Archos, avec en sélection l’album ‘The Listening’ préalablement rippé à partir du CD original sagement installé sur mes étagères depuis plus d’un an. Je me souviens que ce n’était pas évident de le trouver dans le commerce (Fnac, Virgin), car en rupture de stock, pas même sur Amazon ! Dingue, deux ans après sa commercialisation. Finalement je l’ai dégoté d’occasion chez Gibert Musique (quel veinard), et je n’en suis pas peu fier de le posséder.

Chronique écrite en Septembre 2005 (mais ça vous l’avez deviné).


Redécouverte de ce trio originaire de Caroline du Nord formé de deux rappeurs charismatiques, le baryton Phonte et Big Pooh, et d’un producteur aussi génial que prolifique, 9th Wonder, qui a révolutionné le beatmaking à l’époque en utilisant principalement Fruity Loops. Maintenant, je mets mon casque sur les oreilles et m’immerge complètement dans l’album qui démarre comme une programmation radio spéciale Justus League (‘WKLR’). Le long de mon trajet, je me rends compte des inspirations prononcées provenant d’éminents groupes de rap comme Pete Rock & CL Smooth, Gangstarr ou encore A Tribe Called Quest. On la retrouve dans les samples et techniques utilisées, le kit de caisses sur Fruity Loops, le côté strictly hip hop ne laissant aucun répit aux wack MCs. Une affaire de purs passionnés.

Les Little Brother sont loin d’êtres passés inaperçus dans le milieu rap underground en 2002/2003 lorsque a débarqué ‘The Listening’, attirant les paires d’oreilles en masse autour de ce petit bijou hip hop. Et ce n’est pas un pur hasard que les amateurs de bon son leur en porte autant d’estime. Autant de considérations qui se justifient à l’écoute, alors que je me pavane en ville pour rejoindre ma fac, le temps d’écouter l’album en entier. Ça parle de l’art du rap, ça parle de filles et d’autres leçons de vie dans les coins défavorisés… Un retour aux sources, un coup de fraîcheur encore de nos jours, le futur du Hip Hop comme il est dit dans l’album. La fin de mon petit voyage se termine sur pile sur « The Listening », avec ses saxophones en back qui rappelle « T.R.O.Y. » de Pete Rock et CL Smooth, et dont je me remémore encore le refrain ou devrai-je dire message d’alerte :

« This is a message for our people chasing benjamins/
With real rhymes and skills they believing in/
Keeping them bad tapes rolling like michellin/
It don’t matter, cause niggaz ain’t listening/
They ain’t listening,they thinkin bout they timbalands/
They say the shit we talk about ain’t interestin/
We got a better chanceof blowing up in Switzerland/
Holla if you hear it cause niggaz ain’t listening »

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